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Rougeole : les médecins et infirmières montréalais invités à la vigilance

Les autorités de santé publique de Montréal invitent les médecins et infirmières à la vigilance après l'identification d'un cas confirmé et de trois cas potentiels de rougeole le 24 avril dernier.

Certaines de ces personnes seraient venues à Montréal par avion le 2 avril dernier depuis la Roumanie, un pays où sévit une épidémie de rougeole en raison d'un taux de vaccination relativement faible. Elles auraient fréquenté un centre d’hébergement et un organisme d’aide pour demandeurs d’asile, précise la direction régionale de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’île de Montréal.

Les autorités considèrent que, pour éviter une épidémie de rougeole, 95 % de la population doit être vaccinée contre cette maladie. Or, en Roumanie, ce taux est d’environ 85 % selon des données de la Banque mondiale.

La rougeole est en effet causée par un virus très contagieux, qui se transmet par les voies aériennes. Une seule personne atteinte peut en infecter 16, précise la docteure Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue et médecin responsable de l’Unité de prévention et contrôle des infections au CHU Sainte-Justine, en entrevue à Gravel le matin.

« Le seul moyen de couper cette chaîne de transmission, c’est qu’il y ait suffisamment de personnes protégées entre les différents cas de rougeole. Autrement, ça prend comme un feu de paille », indique la Dre Quach.

Une maladie qui peut être grave

Il peut s’écouler de 7 à 14 jours entre le moment du contact avec une personne infectée et l’apparition des symptômes. La personne infectée peut être contagieuse jusqu’à quatre jours avant l’apparition des symptômes et quatre jours après.

Comme le vaccin n’est administré qu’à partir de l’âge de 12 mois, en raison d’une moindre efficacité avant cet âge, les bébés de moins d’un an sont particulièrement vulnérables.

La Dre Quach affirme que la résistance complète à la vaccination est relativement faible au Québec, mais que « l’hésitation à la vaccination, c’est-à-dire ne pas vouloir donner tous les vaccins en même temps ou choisir entre un vaccin et un autre, est en croissance ».

La rougeole peut entraîner des complications graves, comme la cécité, la pneumonie, l’encéphalite ou même la mort.

« Le problème avec les maladies infectieuses infantiles, c’est qu’elles sont tout à fait démocratiques. On n’est pas capables de savoir qui va avoir des complications et mourir », souligne la Dre Quach.

C’est pourquoi la santé publique invite les professionnels de la santé à « profiter de chaque occasion pour mettre à jour le statut vaccinal de toute personne ».

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