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Russell Martin espère envoyer un message à Montréal

Même si la vente de billets pour assister aux deux duels opposant les Blue Jays de Toronto et les Cardinals de Saint Louis, les 26 et 27 mars prochains, ne déchaîne pas autant les passions des partisans québécois que par les années passées, le receveur Russell Martin assure que le spectacle sera au rendez-vous.

« C’est sûr que le fait que ce soit un lundi et un mardi n’aide pas les choses, mais j’espère que c’est juste que les gens attendent à la dernière minute. Peut-être que les gens sont comme moi, parce que je suis le genre de gars qui attend à la dernière minute pour décider » dit-il à la blague.

Les précédentes visites de la formation torontoise avaient attiré près de 100 000 spectateurs en moyenne pour les deux rencontres présentées. Hier, un dirigeant d’Evenko a confirmé que seuls 25 000 à 30 000 billets devraient trouver preneurs.

Limité dans ses commentaires entourant le dossier du retour du baseball professionnel à Montréal, Russell Martin reconnait toutefois que les matchs de la semaine pourraient réaffirmer le sérieux d’une candidature montréalaise.

« Ça lance un beau message au baseball majeur. Si on est capable de remplir le stade un lundi et un mardi, ça ne peut pas nuire. »

Une équipe « tough » en 2017

L’absence des Jays en séries éliminatoires l’an passé, une première lors des trois dernières saisons, a forcé les dirigeants torontois à apporter quelques changements durant l’hiver. Sans réaliser de coups d’éclat, ces derniers ont fait quelques acquisitions qui viendront combler les brèches au sein de leur formation, à commencer par la rotation de lanceurs.

« L’an passé, on a perdu Aaron Sanchez pour la majorité de la saison, et ça nous a affectés, confie-t-il. On a utilisé beaucoup trop de joueurs, et pas juste les lanceurs. Il faut garder nos joueurs clés en santé. » Sanchez a signé deux victoires en quatre départs ce printemps, tout en maintenant une moyenne de 3,06 points mérités.

L’ajout du vétéran Curtis Granderson, âgé de 37 ans, qui a été laissé de côté par les Dodgers de Los Angeles lors des Séries mondiales 2017, n’est qu’une des acquisitions qui semblent réjouir le receveur québécois. « On n’a pas fait de "blockbusters", mais les gars qu’on est allé chercher vont nous aider. Je pense qu’on va avoir plus de vitesse dans le champ, et ça va aider nos lanceurs. »

De la relève derrière le marbre

Même s’il est en pleine santé, Russell Martin ne s’en cache pas : un peu de relève derrière le marbre pourrait lui faire le plus grand bien. Il n’est d'ailleurs pas fixé quant à son utilisation lors de la prochaine campagne.

« À ma deuxième année à Pittsburgh, je jouais à peu près deux matchs sur trois en début de saison. J’ai pu maintenir une bonne forme physique et j’ai pu garder ma force durant la saison », rappelle-t-il. « Peut-être que ce sera une option ».

Malgré trois coups de circuit en 29 présences au marbre ce printemps, les 11 retraits au bâton à sa fiche l’empêchent d’être pleinement satisfait de son rendement.

« Parfois, la puissance vient avec les retraits au bâton, mais je me considère comme un frappeur professionnel qui est capable de mettre la balle en jeu un peu plus que ce que j’ai fait pendant le camp. C’est le fun de frapper des circuits, mais tu veux mettre de la pression sur la défensive, avoir de bonnes présences au bâton et frapper la balle solidement plus souvent. »

Ennuyé par une blessure au genou gauche la saison dernière, le joueur âgé de 35 ans a enfin pu s’entraîner sans contrainte durant l’hiver. « Ça va bien, je me sens bien, je me sens en forme. Je n’ai pas de blessure donc tout se passe bien physiquement parlant. »

Maintenant au sommet de sa forme, Russell Martin souhaite connaître du succès à sa quatrième saison avec Toronto. Le détour par Montréal marquera la fin du calendrier préparatoire des Blue Jays. Ils entameront leur saison 2018 à la maison, face aux Yankees de New York, le 29 mars prochain.

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