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Sabia défend l'approche de la Caisse de dépôt dans le dossier du REM

Le Réseau électrique métropolitain (REM) est « un projet transformateur » dont la concrétisation est cruciale pour que Montréal « se projette dans l'économie de demain », plaide le président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Dans une lettre ouverte publiée mardi par de grands quotidiens québécois, Michael Sabia assure qu’il est donc « essentiel » pour la Caisse, dont la filiale CPDQ Infra est le maître d'oeuvre du projet, de « mieux expliquer » non seulement son échéancier, mais aussi sa façon de travailler.

Le REM, explique-t-il, doit transporter ses premiers passagers d’ici la fin de 2020 parce qu’il est « souhaitable » que le réseau puisse « s’arrimer au nouveau pont Champlain pour alléger la congestion » dans la métropole.

Devant les retards et les dépassements de coûts qui ont caractérisé tant de chantiers dans la province, poursuit M. Sabia, la Caisse a toutefois décidé d’opter pour le principe de l’ingénierie en continu », utilisé ailleurs dans le monde.

Grâce à cette approche, les appels d’offres peuvent être « plus ouverts » et permettre aux entreprises et consortiums en lice de proposer des « solutions et technologies plus novatrices ».

C’est un moyen efficace de perfectionner un projet en continu, tout en s’assurant qu’il réponde aux attentes. Mais ce travail par itération, qui est le propre de la nouvelle économie, se démarque des pratiques établies.

Michael Sabia

L’approche de l’ingénierie en continu signifie également « que nous sommes toujours à l’écoute des suggestions et que nous perfectionnions ce projet sans relâche », affirme celui qui a le mandat de faire fructifier le « bas de laine » des Québécois.

Cela explique les multiples rencontres avec des citoyens et des élus et plusieurs décisions prises depuis l’annonce du projet : ouverture hâtive des stations Édouard-Montpetit, McGill et Bassin Peel, tunnel sous le Parc-nature des sources pour protéger un milieu humide, voies surélevées pour protéger des immeubles patrimoniaux dans Griffintown.

Dans le même esprit, la Caisse travaille en ce moment avec le ministère de l’Environnement du Québec sur les suites à donner aux conclusions du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), « malgré nos divergences de vues sur certains points soulevés par ce rapport ».

Il est normal que le REM soit examiné à la loupe et suscite des discussions animées. C’est le contraire qui serait étonnant.

Michael Sabia

Le PDG de la Caisse plaide également que le projet de REM va offrir aux Montréalais un réseau de transport efficace, créera 8500 emplois directs et indirects et injectera 3,7 milliards de dollars dans l'économie, sans compter des investissements en immobilier estimés à 5 milliards le long du tracé.

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