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Saccage de l'hôtel de ville : pompiers et cols bleus en mégaprocès en 2018

Les employés municipaux accusés d'avoir saccagé l'hôtel de ville de Montréal, le 18 août 2014, devront subir leur procès ensemble en avril 2018 au centre judiciaire Gouin.

Une soixantaine d'accusés, 54 pompiers et 11 cols bleus, devront répondre de leurs actes lors de cette manifestation qui a dérapé. Ils sont accusés d'attroupement illégal et de méfait.

Les pompiers pourraient devoir s'absenter de leur caserne pendant une période pouvant aller jusqu'à 10 semaines dans l'éventualité où les procédures judiciaires se prolongeaient.

« C'est complètement improductif », tonne l'avocat des pompiers Daniel Rock. « Imaginez-vous, on va vider les casernes de pompiers. Il va falloir les remplacer par d'autres personnes qui vont travailler en temps supplémentaire, entre autres. »

L'avocat déplore également les coûts qu'entraînera un tel procès. « On va ouvrir un palais de justice, poursuit-il. Tous les avocats qui vont être là et les autres frais afférents à cela; ce n'est pas une bonne initiative, selon moi. »

De son côté, le président de l'Association des pompiers de Montréal, Ronald Martin, aurait préféré que les procédures se déroulent plus rapidement.

« On aurait aimé que ça procède plus rapidement pour qu'on puisse mettre cet épisode-là derrière nous », a-t-il déclaré en entrevue à ICI RDI. « On n'a aucun contrôle sur l'administration de la justice et on doit vivre avec tous ces délais. »

Le président du syndicat des pompiers rappelle qu'il avait commenté les événements au lendemain du saccage de l'hôtel de ville, mais qu'il n'avait pas pu en dire autant qu'il l'aurait souhaité en raison de la judiciarisation de l'affaire.

Il soutenait alors qu'il y avait eu des débordements pour lesquels le syndicat ne pouvait être tenu pour responsable. « [Le procès] va nous donner l'occasion de nous défendre et, là-dessus, la preuve est faite, nos procureurs sont prêts et j'ai une extrême confiance », poursuit M. Martin en soulignant que le syndicat fera tout en son pouvoir pour soutenir ses membres.

Une manifestation contre le projet de loi sur la réforme des régimes de retraite des employés municipaux - le projet de loi 3 - avait tourné au saccage en août 2014. Les manifestants avaient alors perturbé une séance du conseil de ville pour démontrer leur colère. Certains d'entre eux avaient inondé la salle de feuilles de papier sur lesquelles étaient imprimés des extraits de conventions collectives.

Avec les informations de Pascal Robidas

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