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Saint-Hyacinthe : deux ados soupçonnés de complot de retour en cour mardi

Deux adolescents soupçonnés de complot pour meurtre et agression comparaîtront de nouveau mardi pour leur enquête sur remise en liberté provisoire devant un juge du tribunal de la jeunesse, à Saint-Hyacinthe.

Les deux garçons, âgés de 14 et 16 ans, ont été arrêtés mercredi et ont comparu une première fois jeudi.

Une tragédie évitée de justesse

C'est la mère d'un des deux suspects qui a alerté la police après avoir lu les propos écrits par son fils à un ami, sur Facebook.

Dans ses messages, le garçon disait vouloir tuer des jeunes de son école [la polyvalente Hyacinthe-Delorme] et violer une élève pour se venger.

Nancy Prévéreault, la directrice de l'école concernée, a elle aussi réagi lorsqu'elle a été mise au courant de la situation.

Par voie de communiqué, Mme Prévéreault a expliqué qu'elle avait contacté la Sûreté du Québec (SQ) « lorsque les soupçons de complot ont été portés à [son] attention » et que la direction avait collaboré au processus d'enquête qui a été enclenché par la suite.

La SQ a d'ailleurs mentionné qu'une fouille de l'établissement scolaire avait mené à la découverte de preuves permettant de croire que les deux jeunes étaient prêts à passer à l'action.

Mme Prévéreault a souligné « l'excellente communication entre l'école et les parents concernés », qui a contribué, selon elle, à maîtriser la situation.

La SQ abonde dans le même sens, expliquant que ses agents ont pu agir rapidement grâce à la vigilance et à la collaboration de toutes les parties. La SQ n'a toutefois pas voulu donner davantage de détails sur l'affaire puisqu'elle est toujours devant les tribunaux.

La Couronne n'a pas non plus voulu émettre de commentaires. Pour l'instant, beaucoup de questions demeurent en suspens, notamment quant aux conditions de détention des deux garçons.

Une population sous le choc

Les résidents de Saint-Hyacinthe sont sous le choc, conscients qu'une tragédie a pu être évitée de justesse. Une équipe de psychologues a été dépêchée sur place pour calmer les esprits et discuter avec les jeunes de la polyvalente qui accueille 1800 élèves.

Les élèves ciblés par le présumé complot ont également été pris en charge, tout comme leurs parents.

« Nous sommes bien conscients que ces événements sont de nature à susciter des inquiétudes et des questionnements », a expliqué Mme Prévéreault.

Malgré la nature du complot, plusieurs élèves ont exprimé de l'empathie envers les deux accusés et leurs parents.

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