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Saint-Jérôme veut gérer ses autobus et offrir la gratuité aux étudiants et aux aînés

La Ville de Saint-Jérôme veut récupérer la gestion de ses autobus, qui relève depuis un an de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Le maire y voit un moyen de réduire les tarifs, d'augmenter l'achalandage et de remplir sa promesse d'offrir le transport gratuit aux étudiants et aux aînés.

Un texte de René Saint-Louis

La refonte de la gouvernance du transport en commun dans le Grand Montréal, décidée par le gouvernement du Québec, a fait disparaître les 13 conseils intermunicipaux de transport (CIT) du Grand Montréal, dont ceux des Laurentides, du Roussillon et de la Vallée-du-Richelieu, pour confier leurs responsabilités à l'ARTM.

Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, trouve tout à fait normal que l'ARTM gère le train de banlieue qui se rend dans sa ville. Il aimerait cependant récupérer la gestion des circuits d'autobus internes ainsi que celle des taxis collectifs.

De cette manière, dit-il, il pourrait offrir la gratuité aux 65 ans et plus ainsi qu'aux 25 ans et moins. Il aimerait y parvenir d'ici la fin de son mandat, dans trois ans.

La Ville estime que la gratuité coûterait entre 300 000 $ et 450 000 $ par année aux contribuables de Saint-Jérôme.

Selon le maire, la gratuité ferait augmenter le nombre de passagers, ce qui pourrait avoir un effet d'entraînement sur l'utilisation des circuits d'autobus. À terme, leur fréquence pourrait donc augmenter.

À l'heure actuelle, prendre l'autobus à Saint-Jérôme coûte 4,50 $. C'est davantage qu'à Montréal, Laval ou Longueuil, où le tarif régulier est de 3,25 $. Même à Saint-Jean-sur-Richelieu, une ville qui a conservé la gestion de ses circuits d'autobus, le billet est à 3,25 $.

L'ARTM souligne de son côté qu'une refonte de la tarification est déjà prévue.

La porte-parole de l'ARTM, Fanie St-Pierre, indique que des consultations publiques sur la question auront lieu en 2019. Elle rappelle que l'ARTM a été créée pour régler les problèmes de cohésion, de développement et de tarification du transport en commun.

En ce qui concerne le souhait du maire de Saint-Jérôme de récupérer la gestion de ses autobus, l'ARTM affirme qu'il faudrait amender la loi 76, qui définit le territoire sur lequel l'Autorité a juridiction. Stéphane Maher croit de son côté qu'un simple changement réglementaire suffirait.

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