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Saint-Lambert en quête d’un projet pour mieux recycler son verre

La Ville de Saint-Lambert souhaite mettre en place une nouvelle solution de recyclage du verre pour ses citoyens afin de réduire la quantité de cette matière dans les sites d'enfouissement.

C’est ce qu’a laissé entendre le président du comité environnemental de la ville, Loïc Blancquaert, en entrevue lundi matin sur les ondes de CBC.

Selon lui, la municipalité de la Rive-Sud pourrait ramasser les produits de verre au bureau des travaux publics et les envoyer à l’installation de recyclage la plus proche. Pour ce faire, elle louerait un bac de recyclage spécifique au verre et le ferait transporter à une installation de Saint-Jean-sur-Richelieu, une dépense estimée à 2400 dollars.

« Il s’agit d’une initiative volontaire à laquelle les gens adhéreront volontiers », croit M. Blancquaert.

Il espère aussi que le nouveau projet soit opérationnel avant l’été et indique qu’il ne sera pas obligatoire.

Jointe par téléphone, la Ville de Saint-Lambert n’est cependant pas en mesure de confirmer l’existence d’un tel projet, bien qu’elle affirme « être favorable au projet ». Il est donc difficile pour le moment de savoir comment celui-ci se matérialisera concrètement pour les citoyens ou même s'il verra le jour.

Cette initiative fait suite à une crise du recyclage qui s’abat sur la province depuis que la Chine, l’un des plus gros importateurs de déchets du Québec, a refusé d’accepter des matières recyclables, les déchets y étant trop souvent mélangés.

Selon Recyc-Québec, l’organisme qui conseille le gouvernement sur la réduction des déchets, les chiffres de 2015 montrent que seulement 14 % des 156 000 tonnes de verre jetées par les Québécois sont recyclées. Ces chiffres ont depuis probablement doublé, croit l’organisme.

Du verre souvent contaminé, brisé

« J’ai vu que le verre n’était pas recyclé. Il allait à la poubelle. Je pensais que c’était un moyen facile qui ne coûte pas beaucoup d’argent pour les citoyens », a expliqué M. Blancquaert, disant s’inspirer pour son projet de la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton dans les Cantons-de-l’Est.

Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, mentionne que l’une des principales raisons pour lesquelles les produits de verre ramassés lors des collectes en bordure de rues ne sont pas recyclés est qu’ils sont souvent contaminés ou brisés.

« Ce qui se retrouve sur les convoyeurs des centres de tri, ce sont en fait des morceaux de verre qu'il est très difficile d’enlever ou de trier, dit-il. À la fin du tri, ce que nous appelons verre est en fait du verre mélangé à de la céramique, avec des petites pierres, des clés, des piles, des petits morceaux. »

M. Ménard espère que d’autres villes et municipalités envisageront de lancer le même genre de programme.

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