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Samuel Piette : « On a été beaucoup trop spectateurs »

Presque 48 heures plus tard, le constat est le même. L'Impact n'a pas donné sa pleine mesure dans la défaite de 3-1 contre les Red Bulls, à New York, samedi.

Un texte de Marie Malchelosse

Le milieu de terrain de l’Impact Samuel Piette a pris le temps de visionner le match de samedi. Ce qu’il a vu ne lui a pas plu.

Piette se désolait que son équipe ait « succombé sous les attaques » des Red Bulls. La statistique de 16 tirs au but contre 9 en deuxième demie ne peut que lui donner raison.

Le retrait de Rod Fanni cinq minutes avant la mi-temps est une partie de l’explication. Il a apparemment subi une blessure à la cuisse gauche, mais la nature réelle du problème reste nébuleuse.

L’absence de Fanni a donc causé quelques soucis à ses coéquipiers, comme l’a expliqué son remplaçant, Daniel Lovitz. « En deuxième demie, ils ont mis plus de pression à l’avant et ça nous a embêtés. Rod est une bonne force stabilisatrice et son absence en deuxième a paru. »

L’entraîneur-chef était du même avis. « C’est évident que c’est un joueur qui a une forte influence sur les autres. Lorsqu’il sort comme ça, brutalement, bien sûr que ça a un impact sur l’énergie, la stabilité et le mental de l’équipe. »

Rémi Garde ne craint toutefois pas de voir la confiance s'effriter au sein de son groupe pour le moment. Selon lui, plusieurs facteurs atténuants permettent de prendre une certaine perspective quant au résultat de 3-1. Les 25 degrés Celsius au thermomètre ont sans doute contribué à écraser certains efforts de l’Impact, tout comme la tenue d’un cinquième match sur la route en six affrontements cette saison.

L’entraîneur a aussi souligné que Rudy Camacho disputait un premier match dans l’uniforme du Bleu-blanc-noir et qu’Alejandro Silva, lui, en était à sa deuxième expérience. Deux décisions arbitrales en fin de match l’ont aussi laissé perplexe. Toutefois, s’il y a des explications, il n’y a pas d’excuses.

L’Impact sans son joyau

Contre les Red Bulls, Saphir Taïder purgeait un match de suspension qu'un carton rouge contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre lui avait valu.

Son absence s’est fait sentir dans plusieurs aspects du jeu. Pour Samuel Piette, c’était un complice de choix. « Saphir, c’est quelqu’un qui aime beaucoup être sur la balle, mais aussi qui est capable d’enchaîner les efforts physiques défensifs. J’en ai parlé avec le coach, Alejandro est souvent un peu plus haut sur le terrain. Donc, on avait peut-être une présence manquante côté défensif. »

Rémi Garde était aussi d’avis que Taïder s’est déjà imposé comme un élément déterminant de la formation montréalaise.

« Il est évident sur ce qu’a proposé Saphir depuis qu’il est entré ici, qu’il est avec l’équipe, c’est un leader technique, c’est quelqu’un qui a un gros gros volume de jeu au milieu du terrain et qu’on n’a pas pu remplacer aussi facilement que ça. Ça c’est un constat. »

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