Le match amical entre le Canada et Curaçao mardi soir, au stade Saputo, marquera bien des premières. Ce sera le premier match du sélectionneur Octavio Zambrano à la barre de la sélection canadienne. Ce sera aussi les débuts du Québécois Samuel Piette devant ses parents et amis.

Un texte d’Antoine Deshaies

À 22 ans, Samuel Piette est pourtant un joueur établi avec la sélection canadienne. Il prend même parfois la pose dans la première rangée sur les photos d’équipe, un privilège réservé aux plus anciens.

Piette obtiendra sa 31e titularisation lundi. Il pourrait être partant pour la 17e fois. Dans une sélection comptant 12 joueurs de 23 ans et moins, il est une valeur sûre.

Le Repentignois n’a toutefois jamais eu la chance de jouer un match à Montréal devant ses proches depuis qu’il a mis le cap sur l’Europe à 15 ans pour y poursuivre son développement.

Ce long hiatus prendra fin mardi soir.

« Je suis très excité c’est sûr, a admis Piette lundi matin. Ça fait sept ans que je suis en Europe et que je n’ai pas eu la chance de jouer ici. J’ai réservé 391 billets très exactement dans la section 123 pour ma famille et mes amis. »

Samuel Piette, qui a évolué en France et en Allemagne, est maintenant installé en Espagne depuis 2014. Il joue pour le CD Izarra en troisième division espagnole.

« Samuel a un très bel avenir et je suis surpris de voir qu’il joue en troisième division, dit Octavio Zambrano. Il a les habiletés pour jouer dans une meilleure ligue. Il mérite son poste de partant en équipe canadienne. »

« Il n’a que 22 ans, mais il a un énorme vécu en Europe et des qualités indéniables, ajoute Patrice Bernier. C’est un gars qui n’a pas froid aux yeux sur le terrain. Il a toutes les qualités requises pour la MLS. En plus, c’est un bon gars, un bon vivant qui est rigolo. »

Est-ce que l’aventure en MLS pourrait intéresser le jeune Québécois?

« Je ne ferme aucune porte, répond diplomatiquement Piette. C’est sûr que l’Impact c’est l’équipe de ma ville. Je suis ouvert à toutes les possibilités, mais je suis bien en Espagne et j’essaie de monter les échelons là-bas. »

Un Canada plus offensif sous Zambrano

Octavio Zambrano était détendu lundi à 24 heures de son premier match à la barre de l’équipe canadienne contre Curaçao, un adversaire plutôt méconnu.

« Curaçao est loin devant nous au classement de la FIFA, c’est une très bonne équipe, dit-il. On doit prouver qu’on mérite d’être mieux classés en gagnant ce match. »

Curaçao, un pays d’à peine 160 000 habitants, occupe le 70e rang mondial. Les 36 millions de Canadiens doivent se contenter du modeste 109e rang.

« On veut gagner parce que ça nous donnerait confiance à l’aube de la Gold Cup, explique Zambrano. Si on a une bonne performance mardi, contre une bonne équipe, on sera bien placé pour évaluer individuellement nos joueurs. »

Le match contre Curaçao marquera la fin du premier camp dirigé par Zambrano. Son équipe idéale est résolument plus offensive.

« Ce n’est pas un secret pour personne que les équipes que j’entraîne sont portées vers l’attaque, ajoute-t-il. Je veux que mes joueurs soient de vrais protagonistes et qu’ils dictent le tempo.

« Il faut avoir confiance, il faut prendre des risques même si parfois on fera des erreurs coûteuses. Je veux qu’on entre dans le match en pensant qu’on va gagner et qu’on va marquer le premier but. »

« Le Canada a toujours été reconnu comme une équipe défensive, analyse Patrice Bernier. Là on a de bons jeunes attaquants, comme Cyle Larin. Alors c’est prometteur. »

« Ça se passe bien avec Zambrano, mentionne le gardien Maxime Crépeau. Il nous explique bien les concepts et nous prépare bien. J’ai hâte au match qui sera un premier examen. »

Le premier vrai examen pour Zambrano sera la Gold Cup aux États-Unis en juillet.

Son objectif à long terme est toutefois de qualifier le Canada pour la Coupe du monde au Qatar en 2022.

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