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Santé mentale : trop de médicaments, pas assez de soutien, dénoncent des patients

Des personnes qui ont souffert de problèmes de santé mentale dénoncent la manière dont elles ont été prises en charge par le système de santé québécois.

Elles se sont rassemblées lundi matin, à Montréal, devant la station de métro Mont-Royal, à l'initiative du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ).

Dominic, 38 ans, était parmi les manifestants. « J'étais tombé dans la surconsommation, qui veut dire travail, argent, performance, pouvoir, la vie à 100 milles à l'heure », a-t-il raconté

Quand Dominic a compris que sa femme le quittait, il a tenté de se suicider. Il s'est retrouvé à l'hôpital psychiatrique avec un diagnostic de dépressif dangereux.

Dominic s'en est sorti, mais avec des séquelles, encore présentes six ans plus tard.

« Quand je suis sorti de là, ça a été l'enfer, a-t-il relaté. Après, ça été les préjugés parce que j'étais sous médication, je n'étais plus moi-même, je parlais au ralenti, je n'étais pu fonctionnel. »

Les médicaments pallient trop souvent le manque d'accès à des services psychosociaux, selon Mathilde Lauzier, du RRASMQ.

« Dans le service public, il y a beaucoup de gens qui attendent très longtemps avant d'avoir accès à des thérapies, tellement longtemps qu'arrivent des crises psychologiques ou des crises suicidaires », a-t-elle souligné.

Le Regroupement appelle le gouvernement à s'attaquer aux racines de cette détresse : les conditions de vie ou de travail difficiles, à l'origine de nombreux diagnostics.

Avec les informations de Myriam Fimbry

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