Deux défenseurs, une recrue et un vétéran, ont retenu l'attention pour des motifs différents, mercredi, à l'issue de la séance d'entraînement du Canadien à Brossard.

Un texte de Jean-François Chabot

D'abord le vétéran. Jeff Petry a été utilisé comme défenseur gauche aux côtés de Zach Redmond.

Cette expérience a commencé, mardi soir, durant le match préparatoire remporté 5-2 par le Tricolore face aux Capitals de Washington.

Il n'en fallait pas plus pour que les observateurs se mettent à croire que Michel Therrien avait l'intention de commencer la saison avec Petry à la gauche de Shea Weber.

Le no 26, qui n'a à peu près pas joué à gauche depuis les rangs juniors, affirme n'avoir reçu aucun signe en ce sens de la part de l'entraîneur-chef.

« Ils m'ont juste demandé de prendre quelques tours sur la glace du côté gauche et de leur faire part de mes impressions en jouant de ce côté. Je fais ce que l'on me demande, mais la décision finale leur appartient », a d'abord indiqué Petry.

« Ça demande quelques ajustements, comme pour recevoir des passes sur mon côté droit et passer la rondelle avec mon revers. Cela comporte certains avantages, C'est à l'entraînement que l'on peut voir les détails à travailler ou à améliorer. »

Lors de son point de presse, Therrien a toutefois confirmé que l'idée de jumeler Petry à Weber faisait partie de ses plans.

Sergachev prêt à bondir

Remis de sa blessure qu'il a lui-même décrite comme sans gravité, le premier choix du Tricolore au dernier repêchage, Mikhail Sergachev, a clairement des fourmis dans les jambes.

Vingt-quatre heures après avoir rechaussé les patins pour la première fois depuis le tournoi des recrues à London il y a deux semaines, le jeune homme n'attend que le signal. Personne ne lui a encore indiqué si on l'enverrait dans la mêlée jeudi face aux Sénateurs d'Ottawa au Centre Bell.

« Je me sens bien et je suis rétabli à 100 %. J'ai poursuivi l'entraînement, on m'a simplement tenu à l'écart des contacts. »

Sergachev a trouvé difficile de ne pas pouvoir être de la mêlée lors des deux premiers matchs préparatoires. Mais il dit que son tour viendra, preuve qu'il sait déjà dire les bonnes choses de la bonne façon.

« Ce sera vraiment la réalisation d'un rêve. Je me sens prêt pour la Ligue nationale. Ça se passe bien à l'entraînement avec les gars. On verra bien comment ça ira dans un match », a reconnu Sergachev qui patrouillait la ligne bleue en compagnie de Mark Barberio mercredi matin.

Le jeune homme de 18 ans admet qu'il serait un peu déçu et triste s'il ne devait pas faire l'équipe tout de suite, mais reconnaît du même souffle qu'il a peut-être besoin d'une autre année de peaufinage avant de faire le grand saut.

Une suspension pour Shaw?

Pendant ce temps, Andrew Shaw a déjà reçu une invitation personnelle de la part du bureau de la sécurité des joueurs de la LNH.

La nouvelle petite peste du Tricolore aura un entretien téléphonique avec un des responsables de la discipline afin de discuter du placage qu'il a servi mardi soir à Connor Hobbs des Capitals de Washington.

Déjà en avril, alors qu'il portait les couleurs des Blackhawks de Chicago, Shaw avait écopé d'une suspension d'un match à la suite de propos homophobes contre un joueur des Blues de St .Louis et d'un geste inapproprié à l'endroit d'un officiel.

Parce qu'il s'agit d'une forme de récidive, Shaw pourrait se voir imposer une peine d'un ou deux matchs. Le fait que l'entretien se fasse au téléphone tend à indiquer que sa suspension sera de moins de quatre matchs.

Pacioretty à sa défense

Interrogé sur les agissements de son nouveau coéquipier, Max Pacioretty était d'avis que Shaw s'était peut-être laissé emporter par les émotions générées par son premier match à Montréal dans l'uniforme du Canadien.

« On ne souhaite jamais voir quelqu'un être blessé surtout dans le hockey d'aujourd'hui. Mais Andrew ne sait jouer qu'en y allant à fond. Il était peut-être un peu trop gonflé à bloc. Il a voulu mettre la foule de son bord et inspirer les gars sur le banc. Cette passion est la bienvenue. C'est un leader. Il a joué avec des gagnants. Il a soulevé deux Coupes Stanley. Il sait ce que ça prend pour gagner », a d'abord affirmé le capitaine.

En ce qui a trait aux réactions mitigées sur les médias sociaux, Pacioretty a dit qu'il ne fallait pas y prêter trop d'importance parce que c'était le propre des médias sociaux que de fonctionner à courte vue.

« Un autre soir, il signera un bon coup et fera gagner l'équipe, et là, tout le monde l'aimera comme nous l'apprécions déjà ici tant sur la patinoire qu'à l'extérieur. »

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