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Serge Savard déroule le tapis rouge au Canadien de Marc Bergevin

Serge Savard est épaté par le travail accompli par Marc Bergevin depuis qu'il a recommandé à Geoff Moslon de l'embaucher comme directeur général il y a trois ans et demi.

« Ma plus grande satisfaction, ce sont les résultats, insiste Savard. Souvenez-vous du Canadien d'il y a quatre ans. On ne savait plus plus où on s'en allait. On avait un entraîneur-chef unilingue anglophone, les défaites s'accumulaient et les partisans étaient déçus. On ne fait pas la parade de la coupe Stanley au mois de novembre, mais je crois aujourd'hui que le Canadien fait partie d'un groupe de 6 à 7 équipes capables d'aller jusqu'au bout. Je pense que Marc Bergevin a accompli son travail. »

L'ancien directeur général du Canadien, qui vient d'être décoré de la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale, se souvient que la lutte n'avait pas vraiment été serrée entre Marc Bergevin et les autres candidats en 2012.

« On avait arrêté le processus après la deuxième entrevue de Marc, dit-il. Sa présentation avait été exceptionnelle. Il avait occupé toutes les fonctions dans une organisation de hockey et possédait les meilleures connaissances pour l'emploi. »

Selon Serge Savard, Marc Bergevin a depuis bâti une équipe avec des fondations solides sans tomber dans les pièges devant lui.

« Il faut avoir un grand jugement dans les situations délicates. Je pense qu'il a ce réflexe-là. Je crois que Geoff Molson a fait la bonne chose en confiant l'équipe à long terme à Marc Bergevin afin d'assurer la continuité. »

Le Canadien d'aujourd'hui en avance

Invité à l'émission Gravel le matin à la Première chaîne de Radio-Canada, Serge Savard a fait une analyse du jeu d'ensemble du Canadien, une équipe dont la profondeur dépasse celle des formations championnes de 1986 et 1993 à Montréal¸à ce stade-ci de la saison.

« Je dirais que le Canadien aujourd'hui est en avance sur nos équipes de l'époque, affirme-t-il sans hésiter. Nous avions fait des ajouts. Je me souviens de l'arrivée de Bobby Smith en 1986. Il avait apporté une nouvelle dimension à notre équipe. On s'était amélioré à chaque série durant les éliminatoires. On va le savoir au printemps si le Canadien a une équipe pour veiller tard. Il faut tenir compte du momentum du moment et si les joueurs seront en santé. »

En observateur aguerri, Serge Savard tire cependant des conclusions que les partisans du Canadien aimeront entendre.

« Le Canadien avait déjà une très bonne équipe l'an passé, précise-t-il. L'équipe s'est améliorée de trois à cinq pour cent cette saison. Ce sont de grands progrès compte tenu de la parité dans la ligue. Nos quatre ou cinq meilleurs jeunes joueurs arrivent à maturité. C'est très important dans une organisation. C'est le noyau de l'équipe. C'est ce qui fait que le Canadien est meilleur que l'an passé avec l'ajout d'un ou deux joueurs. Et peut-être qu'il y a aura d'autres ajouts d'ici la fin de la saison qui rendront le Canadien encore meilleur. »

La blessure subie par Carey Price ne fait pas craindre le pire à Serge Savard.

« Il faut arrêter de dire que le gardien, c'est 50 % de l'équipe. Les bonnes équipes font les bons gardiens, Le Canadien compte sur de bons gardiens auxiliaires. Je m'attends à ce que le Canadien conserve une très bonne fiche en l'absence de Price. »

Un peu de politique

Serge Savard ne se contente pas de suivre les activités du Canadien. Son passage à l'Assemblée nationale a fait jaillir en lui sa très grande passion pour la politique.

« Après le hockey, j'aimerais ça m'acheter un abonnement de saison pour assister à la période de questions de 45 minutes chaque jour. Il y a beaucoup de folklore là-dedans. C'est remarquable. »

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