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Séropositif depuis 12 ans : « Je vais continuer de bien vivre ma vie », affirme Denis-Martin Chabot

L'auteur Denis-Martin Chabot, ancien journaliste de Radio-Canada Acadie, a révélé cette semaine dans son blogue qu'il est séropositif depuis 12 ans.

Il dit avoir agi à la suite d’une très longue réflexion. Il a déjà publié deux romans dans lesquels il est question du sida et du VIH. Il lance ces jours-ci un troisième ouvrage sur le sujet, et il sentait que le moment était venu de parler de sa propre séropositivité.

Mon témoignage a pour but de sensibiliser les gens à ce que je vis et à ce que je trouve qu’il est important de faire si on veut éradiquer cette maladie-là.

Denis-Martin Chabot, auteur et journaliste

M. Chabot estime qu’il était particulièrement important de s’adresser au public dans le contexte actuel où les progrès de la médecine rendent la maladie plus gérable.

« Avec mon blogue aussi, je voulais démontrer qu’on peut vivre avec cette maladie-là longtemps. Il y a moyen. Les médicaments sont de plus en plus efficaces. Je prends une médication. C’est une pilule par jour et je n’ai pas d’effets secondaires de cette maladie. On peut bien vivre sa vie. Ça, c’est un premier message que j’envoie. Je vais continuer de bien vivre ma vie aussi.

Denis-Martin Chabot rappelle cependant qu’il vaut toujours mieux prévenir que guérir. L’usage du préservatif, notamment, est impératif.

« Ça ne veut pas dire parce qu’il y a des médicaments pour contrôler la maladie qu’on n’a plus besoin de se protéger, qu’on peut laisser tomber les barrières. Je pense qu’il faut continuer », souligne-t-il.

L’Agence de santé publique du Canada rapporte que 54 % des Canadiens de 18 à 54 ans ignorent leur statut sérologique. Ils n’ont pas subi de test de dépistage. À l’échelle mondiale, l’Unicef appréhende une hausse de 60 % des nouvelles infections par le VIH chez les jeunes d’ici 2030.

« Si je peux avec mon témoignage aujourd’hui aider une personne, une seule, c’est tout ce que j’ai besoin. [...] J’espère que ça va aider certaines personnes à aller se faire tester et prendre les médicaments si vous êtes malades. La vie continue et on peut être très heureux », conclut M. Chabot.

Avec des informations de Jean-François Desaulniers

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