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SharQc : le dernier Hells Angel plaide coupable

Robert Bonomo, le dernier des Hells Angels de l'opération SharQc à être jugé, a plaidé coupable aujourd'hui à une accusation de complot pour meurtre et purgera une peine d'une journée de prison.

Son plaidoyer de culpabilité, obtenu à la suite de négociations entre la défense et la Couronne, fait en sorte que les accusations de meurtre qui pesaient contre lui sont abandonnées, comme cela a été le cas pour plusieurs autres motards.

Le membre fondateur de la section montréalaise des Hells Angels était en attente d'un procès prévu en janvier 2017.

Ce plaidoyer met ainsi fin à sept années de saga judiciaire de l'opération SharQc (Stratégie Hells Angels rayon Québec) enclenchée en 2009.

Âgé de 69 ans, l'homme a déjà purgé l'équivalent de 30 mois de détention provisoire dans cette affaire. 

Étant donné la décision récente de la cour d'abandonner les procédures contre des Hells Angels en raison des retards, la Couronne et la défense ont suggéré de réduire sa peine de six ans, ramenant à une journée le temps qu'il lui restait à purger derrière les barreaux.

Saisie de biens

La cour a également ordonné la confiscation de certains biens saisis, entre autres une moto ainsi qu'un montant de 8675 $.

Des bijoux et des biens appartenant à l'accusé seront également détruits à la demande de la cour.

En finissant, le juge Brunton a demandé : « C'est la fin de SharQc? »

« Oui », a répondu la procureure.

La fin d'une longue saga judiciaire

Menée en 2009, l'opération SharQc visait à déstabiliser l'organisation pour plusieurs années en procédant à des arrestations massives.

Au total, 156 personnes identifiées comme étant des Hells Angels ou étant reliées à l'organisation avaient été visées; plus d'une centaine d'entre elles ont plaidé coupables.

L'opération était le résultat de trois ans et demi d'enquête des diverses escouades régionales mixtes sous l'égide de la Sûreté du Québec.

Le long mégaprocès se sera heurté à plusieurs embûches, dont des arrêts de procédures contre de présumés membres de l'organisation, entre autres, qui ont porté un sérieux coup à la viabilité des mégaprocès.

En mai 2011, le juge James Brunton avait dû ordonner la remise en liberté de 31 accusés en raison de délais jugés déraisonnables, une décision maintenue par la Cour d'appel, puis par la Cour suprême.

En octobre dernier, les cinq Hells Angels de la section de Sherbrooke qui subissaient leur procès pour meurtres et complot pour meurtre à la suite de l'opération SharQc ont été remis en liberté lorsqu'un juge de la Cour supérieure du Québec a ordonné l'arrêt des procédures, expliquant qu'un vice de procédure avait entaché le procès.

La Cour d'appel du Québec a également écourté les peines de prison de 35 Hells Angels qui avaient plaidé coupables à des accusations réduites de complot pour meurtre le 31 août dernier.

Huit des accusés en lien avec l'affaire SharQc sont toujours en cavale et au moins trois autres sont décédés.

Avec des informations de Geneviève Garon

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