Shea Weber a enfilé les épaulières et a foulé la patinoire du Complexe sportif Bell de Brossard, mercredi. Le défenseur du Canadien de Montréal (22-25-6) était inactif depuis près de deux mois.

Un texte de Félix St-Aubin

Weber s'est exercé durant quelque 20 minutes en compagnie de Phillip Danault, toujours aux prises avec des symptômes liés à une commotion cérébrale. Aucune date de retour au jeu n'a encore été établie pour l'un et l'autre.

D'ailleurs, aucun des deux ne fera le voyage vers Philadelphie en vue du duel de jeudi contre les Flyers (25-19-9).

Touché au pied gauche, Weber a été contraint au repos au terme du match extérieur, à Ottawa, le 16 décembre. Il a ainsi raté les 20 derniers duels des siens et l'entièreté des entraînements.

« C'est bien de le voir de retour sur la glace, ça faisait un bon moment déjà, a commenté Victor Mete à propos de son ancien partenaire à la pointe. C'est bien de savoir qu'il retrouve la forme. »

Si la présente campagne est frustrante et décevante pour le Tricolore, elle l'est tout autant sur le plan individuel pour le vétéran de 32 ans. Il a été en mesure de prêter main-forte à ses coéquipiers dans seulement 26 des 53 rencontres (49,1 %) depuis le début du calendrier.

L'arrière n'avait pas raté plus de quatre confrontations lors des neuf saisons précédentes.

Si l'on retire de l'équation la campagne 2012-2013, écourtée à 48 matchs par un lock-out, Weber surfe sur une séquence de 8 saisons avec un minimum de 15 buts (entre 15 et 23 réussites).

À moins d'un revirement de situation qui semble plus qu'improbable, tout indique que cette heureuse série s'arrêtera à deux longueurs de la dizaine. Le Britanno-Colombien a amassé 6 filets et 10 mentions d'assistance jusqu'ici.

Meilleur sans Weber

Le CH affiche un dossier de 12 victoires et 15 défaites, dont 3 subies en prolongation ou en tirs de barrage, lorsque son quart-arrière n'est pas à la ligne bleue.

Étonnamment, l'absence de Weber a coïncidé avec d'excellents moments pour l'avantage numérique. Le Bleu-blanc-rouge a touché la cible à 22 reprises en 80 occasions (27,5 %) sur le jeu de puissance en pareille situation.

À titre indicatif, les Penguins de Pittsburgh (30-22-3), forts de leur taux de réussite de 26,8 %, sont la référence du circuit Bettman en supériorité numérique.

Jeff Petry (5 buts), Max Pacioretty (4 buts), Alex Galchenyuk (3 buts) et Brendan Gallagher (3 buts), notamment, ont pris les bouchées doubles dans les unités spéciales pendant le séjour de Weber à l'infirmerie.

« Shea a marqué tant de buts en avantage numérique dans sa carrière. Évidemment que ça nous aide quand il est sur la glace, a indiqué Gallagher. Présentement, je crois simplement que chacun s'attarde à faire son boulot. Nous envoyons quand même cinq excellents joueurs sur la patinoire. »

Les propos du fougueux attaquant ont été repris par Jonathan Drouin. Les deux joueurs ont également soutenu que l'équipe se montrait plus agressive en récupération de rondelle avec un homme en plus sur la surface de jeu.

Mete a également élaboré sa propre hypothèse pour expliquer les succès du Canadien en attaque massive.

« Nous bougeons la rondelle rapidement, nos rivaux sont donc pris hors position, nous ouvrons les lignes de tirs et de passes, puis nous dégainons dès que possible [sur la cage adverse]. Weber est une pièce maîtresse du jeu de puissance, et dans les autres sphères du jeu. Nous tentons de faire de notre mieux sans lui. »

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