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« Si on avait une autre attitude, on n'aurait pas 40 défaites » - Bergevin

Le directeur général Marc Bergevin a laissé savoir que l'attitude véhiculée cette saison était inacceptable, lundi, au cours du bilan de fin d'année du Canadien de Montréal.

Bergevin assume d'ailleurs ses responsabilités devant cette réalité.

« Si on avait eu une autre attitude dans l'équipe, on n'aurait pas eu 40 défaites [en temps réglementaire]. Ç'a commencé au camp d'entraînement. [...] On ne s'est jamais battus pour être des séries, on n'était jamais dans les éliminatoires », a-t-il affirmé.

« Oui, il y en a [des joueurs qui ont un problème d’attitude dans le vestiaire], et ceux qui ne sont pas prêts à changer ne seront pas de retour l’année prochaine », a ajouté Geoff Molson.

Bergevin croit fermement que ledit problème d'attitude a eu une incidence directe - et néfaste - sur les performances du Tricolore. Il considère également qu'il a surestimé certains aspects de la formation montréalaise, sans toutefois les identifier.

« Ça, ça m'appartient. Et c'est à moi de le régler, a-t-il avoué. Mais je n'avais pas les signes qui [laissaient présager] qu'on s'en allait dans la mauvaise direction. »

Le président a promis que son club serait meilleur l'an prochain, tant sur la patinoire qu'à l'extérieur : « le statu quo n'est pas acceptable. »

En queue de peloton

Seulement trois équipes ont conclu la campagne avec un rendement inférieur à celui du Bleu-blanc-rouge : les Sabres, les Sénateurs et les Coyotes. Un écart de 26 points, qui s'apparente davantage à un gouffre, sépare les Montréalais de la seconde formation repêchée dans l'Association de l'Est.

Le Canadien n'a pas intégré le portrait éliminatoire pour la deuxième fois en trois ans à la suite d'une maigre récolte de 71 points (29-40-13), sa plus faible depuis les 70 amassés en 2000-2001. Bergevin n'a pas voulu montrer du doigt les nombreuses blessures pour justifier cette exclusion.

« Je veux être clair, nous ne sommes pas ici à cause des blessures. Ce n'est pas la raison. On a manqué Shea Weber pour une cinquantaine de matchs, ça n'a pas aidé, mais je n'ai pas senti personne se lever. »

Bergevin a laissé savoir que si le rendement de Carey Price avait été à la hauteur des attentes, comme c’est le cas depuis plusieurs saisons, le bilan se serait probablement déroulé plus tard au printemps.

« Il a eu une année difficile, a-t-il déclaré, avant de se porter à la défense de son portier. J’ai regardé ailleurs [dans la Ligue nationale], et il n’est pas le seul joueur étoile à avoir eu une année difficile. »

« Peut-être que toutes les critiques qu’il a eues cette année lui ont fait plus de mal que ce qu'il laissait paraître. […] Tu ne peux pas plaire à tout le monde, c’est impossible. J'ai dit à Carey qu'il y a peut-être 99 % des gens qui t'aiment. Ne porte pas attention au 1 %. »

Bergevin a accordé un vote de confiance à l'endroit de son entraîneur-chef Claude Julien, engagé il y a 14 mois pour une durée de cinq ans.

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