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Six réflexions (et chiffres étonnants) sur la série Canadien-Rangers

BILLET – Les matchs sont extrêmement serrés et les rebondissements tellement nombreux que nul ne peut prédire quelle tournure prendra cette palpitante série Canadien-Rangers. En attendant, voici quelques statistiques issues des quatre premiers affrontements que Claude Julien et Alain Vigneault pourront difficilement ignorer lors des prochains affrontements.

3

C’est le rang qu’occupe Alex Radulov (2 buts, 4 passes) au classement des marqueurs de la LNH en séries éliminatoires, derrière Evgeni Maklin et Jake Guentzel, des Penguins de Pittsburgh.

Radulov a pris les choses en main à compter de la troisième période du deuxième match de la série à Montréal (en préparant la résurrection à 17,3 secondes de la fin et en marquant le but en prolongation) et il ne dérougit plus depuis.

L’attaquant russe a donc participé à 75 % des buts inscrits par le CH depuis le début des séries. Pour Alain Vigneault et les Rangers, Radulov est donc nettement l’homme à neutraliser.

Alors que les joueurs montréalais se faisaient marteler mardi, Radulov a préparé le seul but de son équipe en plus de distribuer quatre mises en échec, un sommet qu’il a partagé avec Steve Ott.

7

Le capitaine Max Pacioretty a bénéficié de sept chances de marquer depuis le début de la série Montréal-New York. Au sein des deux équipes, seul Rick Nash a obtenu davantage d’occasions de marquer, avec neuf, et cinq d’entre elles sont survenues dans le quatrième match à New York.

Max Pacioretty est le meilleur marqueur en uniforme dans cette série. Et les statistiques disent que durant le grand tournoi printanier, la formation qui mise sur le meilleur marqueur a 62,5 % des chances de remporter un affrontement 4 de 7.

Que faites-vous à la place de Claude Julien? Appuyez-vous sur le bouton panique (ou sur le bouton impatience) en constatant que Pacioretty n’a récolté qu’une passe au cours des quatre premiers matchs? Ou misez-vous sur la loi de la moyenne, en vous disant que le 67 finira par marquer de gros buts dans les matchs les plus importants?

L’entraîneur du CH semble avoir choisi la première option, mardi, en séparant Radulov et Pacioretty en troisième période.

45, 74, 41, 43…

Depuis le début de la série, les Rangers ont été particulièrement méthodiques et constants dans leur façon de distribuer des mises en échec aux joueurs (et particulièrement aux arrières) du Tricolore. En fait, les 203 mises en échec des New-Yorkais les placent au sommet de la LNH ce printemps.

Pour ceux qui s’en souviennent, Alain Vigneault a déjà perdu une finale de la Coupe Stanley en sept matchs aux mains des Bruins de Claude Julien, justement parce que Boston avait pilonné les Canucks sans répit, du début à la fin.

Ces « placements » des Rangers commencent-ils à rapporter?

Pendant ce temps, l’implication physique des joueurs du CH semble diminuer de match en match. Après avoir distribué 53 et 55 mises en échec lors des deux premières rencontres, le Tricolore n’en avait que 31 en réserve dimanche, et seulement 25 mardi soir.

Montréal n’a rien à gagner en se lançant dans un concours de « celui qui frappe le plus fort » avec les Rangers. N’empêche, dans le dernier match, pour la toute première fois dans cette série, le Canadien a semblé incommodé par les charges incessantes de l’adversaire.

52 à 41

C’est l’avantage que détient le Bleu-blanc-rouge depuis le début de la série quant au nombre de chances de marquer obtenues.

Carey Price a fait face à 121 tirs et présente un taux d’efficacité de ,942. De son côté, Henrik Lundqvist a fait face à 142 tirs et montre un taux d’efficacité de ,944.

Même s’il a donné un nombre impressionnant de retours et qu’il passe son temps à regarder derrière lui parce qu’il est incertain d’avoir stoppé le disque, on peut donc arguer que le gardien des Rangers, jusqu’à présent, biffe l’avantage dont le CH semblait bénéficier devant le filet.

20 min 18 s et 10 min 32 s

Le temps d’utilisation d’Andrew Shaw a chuté de moitié entre les deux matchs disputés à Montréal et les deux rencontres disputées à New York. Aucun autre joueur du Tricolore n’a vu son temps de glace varier de façon aussi abrupte entre les deux villes.

Voilà qui est étrange. On parle ici d’un joueur que Marc Bergevin a acquis des Blackhawks de Chicago (en lui accordant un contrat de six ans valant plus de 23 millions) justement en raison de son expérience des séries éliminatoires.

Après les deux matchs au Centre Bell, le troisième trio pivoté par Shaw était pourtant celui qui avait généré le plus de chances de marquer du côté du CH. Malgré son utilisation réduite au Madison Square Garden, Shaw revendique cinq chances de marquer depuis le début de la série, soit le troisième total du Canadien.

0

Au cours des quatre premiers matchs de la série Montréal-New York, Alex Galchenyuk est le seul joueur du CH à n’avoir enregistré aucune mise en échec.

En fait, parmi la centaine d’attaquants qui ont disputé tous les matchs de leur équipe depuis le début du tournoi printanier, Galchenyuk est l’un des trois seuls de la ligue à s’être aussi peu impliqué physiquement. Les deux autres sont Johnny Gaudreau et Kris Versteeg, des Flames de Calgary.

Sidney Crosby distribue des mises en échec. Patrick Kane aussi. Même les recrues William Nylander et Mitch Marner, des Maple Leafs, le font.

Galchenyuk est doté de fort belles habiletés offensives, mais cette statistique illustre à quel point il marche sur une fine ligne lorsque vient le temps, pour les entraîneurs, de mesurer son niveau d’engagement et la qualité de son travail en zone défensive.

Au cours des quatre premiers matchs, Galchenyuk a obtenu une seule chance de marquer de qualité. Il aiderait encore davantage la cause de son équipe en contribuant à créer plus d'espace pour ses coéquipiers sur la patinoire.

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