Retour

SLR de la Caisse de dépôt : inquiétudes pour les terres agricoles

Alors que le projet de système léger sur rail (SLR) de la Caisse de dépôt et placement du Québec n'a pas encore obtenu son financement des gouvernements provincial et fédéral, Radio-Canada a appris que des réserves foncières ont été faites en zone agricole pour y établir un stationnement incitatif et la station terminale de la Rive-Sud. L'Union des producteurs agricoles (UPA) est inquiète.

Un texte de François Cormier

Quinze à trente-cinq hectares de terres situées en zone agricole seront utilisés au coin des autoroutes 10 et 30, à Brossard, tout près du Quartier Dix30. Elles appartiennent à une compagnie à vocation immobilière qui a acquis le terrain en 2014.

« L'emplacement va permettre de ne pas avoir d'impact sur la circulation automobile à Brossard. Une facilité d'accès à partir des deux autoroutes », explique le président et chef de la direction de CDPQ-Infra, Macky Tall.

Puisqu'il ne s'agit pas du seul projet qui fera disparaître des terres à potentiel agricole en Montérégie, l'UPA est inquiète. Elle cite entre autres les exemples des îles de Boucherville ou de Vaudreuil-Dorion, où d'autres terres agricoles seront utilisées pour l'emplacement d'un nouvel hôpital.

La Caisse de dépôt et placement argumente toutefois qu'il s'agit de terres qui n'étaient pas utilisées pour l'agriculture depuis une dizaine d'années.

« Ce n'est pas parce que les terres agricoles ne servent pas qu'elles ne pourront plus jamais servir. Si un producteur agricole regarde ça, je vous garantis que cette terre-là est en état de produire d'ici la fin de la semaine », réplique Pierre Caza.

Transport en commun c. terres agricoles

Lorsqu'on lui demande s'il est acceptable qu'un projet de transport en commun fasse disparaître des terres agricoles, le Conseil régional de l'environnement de Montréal reste très prudent. Il invoque le manque d'informations sur la possibilité que cette station de train soit localisée ailleurs.

« On a un scénario et on nous dit : c'est à prendre ou à laisser. Avons-nous suffisamment d'informations pour prendre les bonnes décisions? C'est ce qui est davantage préoccupant », indique Félix Gravel, responsable des campagnes transport, GES et aménagement du territoire au Conseil régional de l'environnement de Montréal.

CDPQ-Infra assure qu'il s'agit du seul endroit où on est censé empiéter sur des terres agricoles. Elle n'envisage pas de lancer des projets immobiliers autour de ce site.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine