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Stationnement en cour arrière : des résidents du Plateau pourront demander un référendum

Certains résidents de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal pourront demander, le 20 juin prochain, la tenue d'un référendum sur l'interdiction d'aménager de nouveaux stationnements dans les cours arrière.

Cela concerne les personnes qui habitent une des 36 zones pour lesquelles suffisamment de signatures ont été recueillies à cette fin.

L’arrondissement publiera des avis le 8 juin dans le journal Le Plateau pour informer la population de l’ouverture des registres à signer pour demander la tenue d’un référendum.

Lundi soir, le conseil d’arrondissement a adopté une nouvelle série de modifications au règlement d’urbanisme pour limiter le nombre de stationnements adjacents à une ruelle. Il avait amorcé ce processus en mars dernier.

De nombreux résidents étaient présents à la séance du conseil et certains ont signifié leur inquiétude de perdre certains droits acquis.

Le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, s’est fait rassurant. Il a expliqué que le règlement d’aménagement adopté en 2006 prévoit que les cours arrière doivent rester « vertes » à 50 %.

« Ça veut dire que si quelqu’un a installé son stationnement après 2006 et qu’il n’a pas respecté les règles d’aménagement, on pourrait exiger qu’il respecte les règles d’aménagement. Mais on ne pourrait pas lui retirer son droit d’avoir un stationnement », a-t-il précisé.

Le maire a aussi énuméré une série d'exemples de façons dont les résidents pourraient démontrer qu'ils ont un stationnement : photographie, plan de stationnement, existence d'une clôture avec des portes qui permettent à une voiture de passer, traces au sol, etc.

« Le diable est dans les détails, soutient toutefois Charles Déziel, un résident du quartier. À partir du moment où vous avez le fardeau de la preuve, c'est très difficile de faire la preuve que le stationnement a été créé à une date précise, avant l'entrée en vigueur d'un nouveau règlement. »

L’arrondissement justifie sa décision par la nécessité de préserver le « rôle prépondérant » que jouent les ruelles « dans la qualité d’un milieu de vie des résidents ».

« Le développement de ruelles verdies, conviviales et sécuritaires pour les citoyens de tous âges ne doit pas être entravé par plus de circulation automobile », lit-on dans un document remis aux élus.

On y précise que 40 % des cours arrière de l’arrondissement sont aménagées pour qu’un véhicule puisse s’y stationner, selon un relevé visuel effectué en 2014.

Avec des informations de Diana Gonzalez

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