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Steven Butler pourrait s’en tirer à bon compte

À la suite du brouhaha qui a entouré la finale qui l'opposait à l'Ontarien Brandon Cook, le Montréalais Steven Butler pourrait ne pas être suspendu pour avoir bousculé son adversaire après la fin du combat.

Un texte de Jean-François Chabot

Michel Hamelin, responsable des sports de combat à la Régie des alcools, des courses et des jeux, a déjà eu un entretien avec les deux combattants ainsi qu’avec l’arbitre du combat Marlon B. Wright.

Chacun a pu exposer son point de vue en racontant sa version des faits et Hamelin, un employé retraité du SPVM a rédigé un rapport qui sera soumis à l’attention des régisseurs, eux-mêmes avocats spécialistes, qui décideront si Butler peut être suspendu ou non.

« Je ne suis pas celui qui prendra la décision. Je n’ai aucun pouvoir là-dessus », a expliqué Hamelin joint au téléphone par Radio-Canada Sports.

Combien de temps Butler devra-t-il attendre avant d’être fixé sur son sort? Habituellement, les causes sont entendues à l’intérieur de deux à trois semaines. Mais voilà que les régisseurs font partie des juristes de l’État actuellement en grève depuis le mois d'octobre.

De plus, étant donnée sa défaite par K.-O., Butler est automatiquement sous le coup d’une interdiction de boxer pour 45 jours. Il y a donc fort à parier que si Butler était appelé à comparaître, il pourrait s’en tirer avec un simple avertissement.

Pendant ce temps autour du ring…

En poste depuis huit ans, Michel Hamelin reconnaît n’avoir jamais été témoin d’une foire comme celle qui a éclaté samedi au Centre Bell après la défaite de Butler.

« On planifie environ deux douzaines de soirées de sports de combat par année au Québec. Je n’a jamais été témoin de faits semblables auparavant », a dit Hamelin.

Il s’est empressé d’indiquer que dès dimanche matin, il avait eu des entretiens avec le promoteur Camille Estefan et les représentants du Centre Bell.

Hamelin fait partie de ceux qui se disent étonnés du fait que des seaux à glace (fussent-ils en plastique) et surtout des bouteilles en verre de vins ou de spiritueux se soient retrouvés sur les tables.

Ces objets se sont rapidement transformés en projectiles quand la rixe a éclaté entre partisans des deux boxeurs.

Dans son édition de mardi, Le Journal de Montréal rapporte que l'un des deux individus arrêtés samedi soir est nul autre que le beau-frère de Butler, Chayenne O’Neill Peralta-Garcia.

Changement de service

L’opinion de Michel Hamelin va dans le même sens que celle exprimée lundi par le patron d’Eye of the Tiger Management.

Ce regrettable incident changera certainement la façon de faire des traiteurs en matière de service d’alcool. Finis bouteilles et seaux à glace sur les tables VIP aux abords d’un ring.

Toutes les boissons devront probablement être consommées dans des verres ou des gobelets de plastique.

En attendant, Michel Hamelin a déjà contacté Groupe Yvon Michel afin d’obtenir les plans des parterres et les détails sur la façon de faire des traiteurs pour les événements du 9 février au Casino de Montréal, ainsi que du 24 février (Bute/Alvarez) au Centre Vidéotron de Québec.

Chat échaudé craint l’eau froide…

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