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Subban et Crosby, « c'est du mémérage », selon Guy Lafleur

Guy Lafleur a beau être à la retraite depuis plus de 25 ans, il continue de suivre les activités de la Ligue nationale de hockey. Et il n'a pas besoin de se faire prier pour y aller de ses commentaires savoureux.

Un texte de Michel Chabot

« P.K. essaie de jouer dans la tête de tous les joueurs des Penguins et ç’a l’air de marcher jusqu’ici, dit d’emblée le Démon Blond, sans attendre qu’on lui pose même une question. Je pense que Pittsburgh a une meilleure équipe, mais si P.K. gagne la Coupe Stanley, tant mieux pour lui, ils [les Predators de Nashville] vont l’avoir mérité. »

L’ancien numéro 10 trouve toutefois ridicule l’épisode opposant P.K. Subban et Sidney Crosby, dans ce qu’on appelle désormais le « Breathgate ». Après le troisième match de la finale de la Coupe Stanley, Subban a déclaré que Crosby lui avait dit qu’il avait mauvaise haleine, ce que le capitaine des Penguins a ensuite nié.

Celui que ses coéquipiers surnommaient Flower n’est pas surpris de voir que la discussion se poursuit au sujet de l’échange qui a envoyé Subban à Nashville, presque un an plus tard. Mais il croit que les Predators auraient eu autant de succès si Shea Weber était resté à Nashville.

« À ce que je sache, P.K. n’a pas compté 50 buts. Il a participé aux succès de l’équipe, comme il l’a fait avec le Canadien de Montréal dans le temps. Si Shea Weber était resté là-bas, [les Predators] seraient en finale aussi. »

Cela dit, l’auteur de 560 buts dans la LNH reconnaît que des joueurs sont faits pour évoluer dans certains marchés et que le mariage entre Subban et Nashville est idéal.

« C’est une ville où il y a de l’action et de l’entertainment. Il est à la bonne place, c’est bon pour lui et pour la ligue. P.K., ç’a été un bon échange pour lui et pour Nashville. En retour, nous avons eu Shea Weber et c’est bon pour nous autres aussi. »

Il réitère toutefois que Subban aurait été mis au pas s’il avait joué pour le CH des années 70.

« C’est sûr et certain qu’il n’aurait pas fait l’affaire avec l’équipe qu’on avait. On avait énormément de vétérans à l’époque. De la bouffonnerie, on en avait à l’occasion, mais pas exagéré comme ça. »

Que manque-t-il au Canadien?

Selon Guy Lafleur, Marc Bergevin est encore l’homme de la situation à Montréal. Il a confiance que le directeur général fera ce qu’il faut redresser la barre.

« Le Canadien va tout faire pour améliorer cette équipe-là, affirme-t-il. Il y a 31 équipes dans la ligue. Tout le monde veut avoir des joueurs de centre de premier plan, les meilleurs défenseurs, les meilleurs gardiens. Ce n’est pas évident. Et au repêchage, tu dois t’assurer de faire les bons choix. Sinon, au lieu d’avancer, tu régresses.

Évidemment, celui qui a réussi six saisons de suite de plus de 50 buts et 100 points considère que c’est la stérilité de l’attaque qui a nui au Tricolore.

D’un autre côté, quand il s'attarde aux Predators, Lafleur y voit de l’espoir pour l’organisation montréalaise.

« On regarde Nashville, c’est l’équipe [des séries] qui a ramassé le moins de points. Et ils sont en finale. Ça veut dire que quand tu fais les séries, n’importe qui peut gagner la Coupe Stanley. Si tu as la détermination et si tu es prêt à payer le prix pour t’y rendre. »

Lauréats du prix Guy-Lafleur

Le Canadien a dévoilé, lundi, le nom des joueurs qui ont remporté les prix d'excellence Guy-Lafleur, remis annuellement aux hockeyeurs étudiants ayant fait preuve d’excellence, tant sur le plan sportif que scolaire.

Hockey universitaire québécois

  • Nathan Chiarlitti (Redmen de McGill)

Ligue de hockey junior majeur du Québec

  • Antoine Samuel (Drakkar de Baie-Comeau)

Ligue de hockey collégial masculin

  • Philippe Forcier (Dragons du Collège Laflèche)

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