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Surpopulation de ratons laveurs sur le mont Royal

Le nombre de ratons laveurs sur le mont Royal est de 6 à 8 fois plus élevé que la normale, selon l'équipe de conservation chargée du territoire. Il y aurait environ 150 bêtes dans le secteur alors que la normale devrait être d'une quinzaine seulement.

Un texte de Marie-Eve Tremblay de Grand Montréal

Des résidents des quartiers autour du mont Royal ont remarqué un nombre particulièrement élevé de ratons laveurs cet été. Une résidente dit même avoir peur. « Ils sont intrusifs et bruyants. J'ai peur qu'ils entrent chez moi », explique Elmyna Bouchard, résidente du quartier Milton Parc.

Une population en croissance

Le dernier inventaire sur le mont Royal a été effectué en 2012, lors de la campagne de vaccination contre la rage. À ce moment, 109 ratons adultes ont été recensés. Depuis, il y aurait environ entre 30 et 40 ratons de plus dans le parc. Ce nombre peut sembler anodin, mais Claude Drolet, chef des services de conservations sur le mont Royal, explique qu'au contraire, c'est beaucoup trop.

Les ratons profitent des ressources que les humains mettent à leur disposition. Les poubelles, les jardins et même les boîtes de compost les attirent.

La population des ratons est en constante croissance du fait qu'ils n'ont pas de prédateurs, mis à part... l'homme. Ils sont souvent tués par des automobiles. La maladie est aussi une autre cause importante de mortalité. Les épidémies surviennent environ tous les dix ans. Il serait donc possible que les ratons du mont Royal soient touchés au cours des prochaines années puisque la dernière épidémie dans le secteur remonte au début des années 2000.

Ne pas nourrir les ratons laveurs

L'animal, un des plus mignons du mont Royal, attire beaucoup de touristes et de citoyens qui leur donnent malheureusement à manger. Pour cette raison, à la tombée de la nuit, au belvédère Camilien-Houde, on peut voir jusqu'à une cinquantaine de bêtes. Mais « des croustilles, des biscuits, du poulet portugais, ce n'est pas de la nourriture à raton », explique Claude Drolet, chef des services de conservation sur le mont Royal. Les ratons devraient plutôt se nourrir de fruits, de légumes ou de végétaux qu'ils trouvent dans la forêt.

Le fait de nourrir les ratons les habitue aussi au comportement humain. « Qu'on apprenne au raton que l'humain est une source de nourriture peut amener d'autres conséquences. Ils vont essayer de rentrer chez les gens [ou] grimper sur les gens », explique Claude Drolet.

Comment régler le problème?

Les citoyens doivent arrêter de les nourrir. Une patrouille de sensibilisation sillonne d'ailleurs le territoire trois soirs par semaine pour informer les gens des dangers de ce comportement. La Ville de Montréal a aussi mis plus d'effectifs pour vider les poubelles du parc plus régulièrement.

Les citoyens qui en observent près de chez eux et qui notent un problème peuvent s'adresser à la Ville au 311. Si un animal représente un danger ou qu'il semble malade, une équipe peut venir le recueillir.

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