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Syndicat des cols bleus : le tuteur veut rassurer les membres

Le tuteur du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal vient d'écrire aux membres pour les rassurer quant aux procédures qui vont suivre, dans le cadre de la mise en tutelle du syndicat qui vient d'être imposée.

Dans sa lettre aux membres du syndicat, dont La Presse canadienne a obtenu copie, l'administrateur de la tutelle, Denis Régimbald, les informe d'abord que tous les membres de l'exécutif syndical et les syndics ont été relevés de leurs fonctions.

Ceux-ci ont déjà été rencontrés, ou le seront dans les prochains jours, afin qu'ils transmettent les dossiers, indique le conseiller syndical Régimbald dans sa lettre.

Le grand syndicat national, le Syndicat canadien de la fonction publique, a placé sous tutelle sa section locale 301, soit le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, après y avoir constaté « de graves difficultés de fonctionnement ».

Le syndicat local compte quelque 6800 membres.

L'administrateur de la tutelle confirme que lorsque les « problèmes internes » auront été réglés, des élections auront lieu et un nouveau conseil exécutif du syndicat local sera élu.

Il projette également la mise en place de plusieurs comités, pour s'assurer que les membres bénéficient d'un service continu dans l'application de leur convention collective.

Objectif : restructuration

L'administrateur de la tutelle prévoit aussi mettre en place « au cours des prochaines semaines » un comité qui proposera des modifications aux statuts et règlements du syndicat « en vue d'une restructuration ». Les éventuels changements proposés seront soumis à une assemblée générale des membres, qui aura à se prononcer.

Divers problèmes ont déjà été relevés au sein du Syndicat des cols bleus. Par exemple, dans une décision rendue après que le SCFP eut demandé la mise en tutelle de sa section locale 301, la Cour supérieure indique que lorsque le tuteur s'est présenté aux bureaux du syndicat local, mardi dernier, en compagnie de trois autres personnes, deux représentants du syndicat local « ont refusé de lui donner accès aux bureaux ».

La Cour supérieure a donc ordonné à quatre représentants du syndicat local de « cesser d'entraver, par quelque moyen que ce soit, directement ou indirectement » l'exécution du mandat du tuteur qui venait d'être nommé.

Dans sa décision, la juge Johanne Mainville fait aussi référence à un rapport rédigé par Me Annick Desjardins, qui décrit « plusieurs faits troublants qui s'accumulent depuis décembre 2016 qui démontrent un dysfonctionnement » au sein du Syndicat des cols bleus regroupés, ainsi qu'une « urgence d'agir ».

La juge Mainville souligne que la mise en tutelle du syndicat local « tient compte également de menaces de voies de fait et d'un comportement intimidant de la part de certains membres du mis en cause (le Syndicat des cols bleus regroupés), dont la défenderesse madame Racette (Chantal, présidente du syndicat), survenus le 18 mai 2017 à l'égard de monsieur Marc Ranger », directeur québécois du SCFP.

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