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Terrorisme : début du procès d’Ismaël Habib

Le procès d'Ismaël Habib, un homme de 29 ans qui a grandi à Montréal, s'ouvre lundi. La Couronne fera entre autres témoigner des agents d'infiltration pour tenter d'expliquer comment l'homme a tenté de quitter le pays pour rejoindre un groupe terroriste.

Neuf mois après l'arrestation d’Ismaël Habib, la Cour du Québec va se pencher sur son histoire.

Deux semaines sont prévues pour le procès de l'homme né au Canada d'un père afghan et d'une mère québécoise. La procureure de la Couronne, Lyne Décarie, a notamment l'intention d'appeler à la barre des témoins une fréquentation de l'accusé, des employés de l'Agence des services frontaliers, du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration et des policiers, dont des agents d'infiltration.

Le père de deux enfants a été arrêté en février dernier à Gatineau avant d'être accusé de menaces et harcèlement envers une femme. Le juge a refusé de le remettre en liberté.

Début mars, il était transporté à Montréal, où il s'était engagé à ne pas troubler l'ordre public. Quelques jours plus tard, les accusations tombaient : le ministère public croit qu'il voulait quitter le Canada pour rejoindre un groupe terroriste et qu'il a fait une fausse déclaration en vue d'obtenir un passeport.

Encore une fois, la Cour a décidé qu'il resterait derrière les barreaux en attendant son procès. Le contenu de l'enquête sur remise en liberté est frappé d'une ordonnance de non-publication.

Ismaël Habib a renoncé à son enquête préliminaire pour accélérer la tenue de son procès.

En avril, dans une entrevue accordée à Radio-Canada, il a nié avoir voulu quitter le pays pour commettre un acte terroriste.

La GRC avait affirmé que son arrestation était le fruit d'une étroite collaboration au sein de la Structure de gestion policière contre le terrorisme, avec la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal et des services de police municipaux du Québec. Le soutien des policiers de Gatineau avait aussi été souligné.

Accusations à Gatineau

Ismaël Habib est aussi accusé de menaces, de harcèlement ainsi que de possession d'une pièce d'identité appartenant à un tiers et d'un instrument visant à fabriquer de faux papiers. Il a plaidé non coupable à ces accusations.

Sa présence au palais de justice de Gatineau, le 8 mars dernier, avait entraîné un contrôle de sécurité à l'entrée de la salle d'audience. Les visiteurs étaient fouillés en plus de devoir montrer une pièce d'identité.

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