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Tester les limites de la mise en marché du cannabis

Comme à chaque 20 avril, des milliers de personnes se sont rassemblées dans les grandes villes du pays, notamment à Montréal, pour célébrer la journée internationale du cannabis, la dernière avant la légalisation prévue d'ici la fin de l'été. Après cette date, s'amorcera un combat sur les règles entourant la mise en marché du cannabis : certains producteurs testent déjà les limites, ce qui irrite Québec. Explications.

Alexis Turcotte Noel, un jeune entrepreneur, dit vouloir offrir des tours guidés à saveur de cannabis cet été.

Au rassemblement du parc du Mont-Royal, plusieurs autres entreprises ont distribué des objets promotionnels.

Or, le marketing des produits du cannabis n'est pas permis par la loi et ne le sera pas après la légalisation.

« Toute stratégie de marketing devrait être interdite parce qu'on sait que le marketing a une influence sur la consommation des gens », lance Émilie Dansereau-Trahan, chargée de dossiers de l'Association pour la santé publique du Québec.

Cela n’a pas empêché d'importants producteurs de profiter de cette zone grise pour promouvoir leurs produits.

Le producteur Canopy Growth et sa marque Tweed sont même commanditaires de l'événement d'affaires C2 Montréal, prévu le mois prochain dans la métropole.

Il prétend vouloir accompagner les consommateurs actuels vers le marché licite. « On n’est pas là pour promouvoir la consommation, on est là pour déstigmatiser la consommation », laisse-t-il entendre.

D’après le reportage de Laurent Therrien

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