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Tollé autour du changement de nom d'une salle de spectacle à Saint-Jérôme

Le conseil d'établissement de l'École polyvalente Saint-Jérôme avait soulevé un tollé, en avril dernier, en annonçant son intention de renommer la salle André-Prévost. Le conseil et la direction viennent d'annoncer le report de cette décision.

Un texte de Francis Labbé

Le 22 avril dernier, le conseil d'établissement annonçait vouloir rebaptiser la salle André-Prévost, amphithéâtre qui porte ce nom depuis 1970. Le conseil voulait lui donner le nom de Marie-France Danis, une employée de l'École dévouée et appréciée, décédée l'an dernier d'une courte maladie.

La famille d'André Prévost n'avait pas été informée de cette intention. « Ce n'est pas très plaisant de voir retirer le nom d'un membre de la famille, qui a été justement honoré lorsque cette salle a été baptisée en son nom », a exprimé son neveu Henri Prévost.

« Nous ne voulons absolument rien enlever au mérite de Marie-France Danis », a précisé Henri Prévost.

« Cette mise au rancart du nom André-Prévost n'en témoigne pas moins d'un regrettable manque de respect pour l'histoire et la culture », s'est-il offusqué dans une lettre ouverte envoyée aux médias, ces dernières semaines. « Sans compter que la famille Prévost n'en a pas été avertie à l'avance. »

Questionnés sur cette décision, la direction de l'École et le conseil d'établissement ont fait marche arrière, lundi dernier. « En aucun temps, l'administration de l'établissement scolaire n'a souhaité déshonorer ou porter atteinte au nom d'André Prévost d'un point de vue historique, patrimonial ou culturel », écrit-on dans un communiqué acheminé aux médias le 9 mai.

Dommage collatéral

Ce revirement de situation ne s'est pas fait sans heurt. Le diffuseur qui exploite la salle André-Prévost, le groupe En Scène, avait fait imprimer 165 000 dépliants en utilisant plutôt le nom de la « Salle Marie-France-Danis ».

« Ce n'est pas si grave », lance Gaétane Léveillée, directrice générale du groupe En Scène. « Mais ça nous a donné du travail. Nous ne voulons pas prendre part au débat sur le nom de l'endroit, mais on se demande pourquoi débaptiser, puis re-débaptiser une salle. Pourquoi ne pas plutôt baptiser un lieu qui n'a pas encore de nom? »

En Scène affirme toutefois ne pas avoir dû absorber de dépenses supplémentaires en raison de ce revirement de situation. Le groupe espère que les spectateurs sauront s'y retrouver.

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