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Transport, habitation, loisirs : Montréal s'engage à en faire plus pour les aînés

Au terme d'une consultation controversée, la Ville de Montréal prend de manière formelle une série d'engagements envers les personnes âgées afin d'améliorer leur qualité de vie. Mais toujours pas question de créer un conseil des aînés.

Montréal, métropole à l'image des personnes aînées : c'est ainsi que se nomme le plan d'action dévoilé par la mairesse Plante vendredi matin.

Le document de 40 pages contient une série de mesures, dont :

  • Travailler à la mise en place d'une tarification sociale (c'est-à-dire un tarif réduit pour les personnes à faible revenu) auprès de l'Agence régionale de transport métropolitain (ARTM);
  • Implanter des mesures qui facilitent la mobilité des personnes aînées qui se déplacent à pied ou en quadriporteur;
  • Améliorer l'offre résidentielle, en augmentant le nombre de logements abordables et accessibles pour les personnes âgées;
  • Bonifier les horaires, la tarification et la programmation des activités sportives pour les personnes aînées.

Bien qu'elle ne fasse pas allusion directement au temps alloué pour traverser les rues – que Valérie Plante a promis d'allonger en campagne électorale –, la Ville de Montréal souhaite néanmoins « réviser les critères d'installation des feux piétonniers avec décompte numérique », un autre engagement pris par Projet Montréal en 2017.

« On a [aussi] l'intention de revoir l'affichage des rues – les pancartes – [pour que] les caractères deviennent plus gros, ce genre de détails-là », a illustré la mairesse après sa présentation.

Avec son plan d'action pour les personnes aînées 2018-2020, la Ville veut « s'assurer, par exemple, qu'il y ait une représentation des aînés sur les différents comités consultatifs ou les conseils des la Ville de Montréal », a indiqué Mme Plante.

Néanmoins, aucune mention n'est faite dans ce document de l'éventuelle formation d'un conseil des aînés – une idée lancée par l'ex-maire Denis Coderre au tout début de la campagne de 2017 et reprise en avril dernier par son ancien parti, qui porte maintenant le nom d'Ensemble Montréal. La formation politique, qui forme l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, a déposé une motion sur le sujet en avril dernier. Elle n'a pas été adoptée.

Le plan d'action présenté vendredi est le fruit d'une consultation publique qui a duré trois mois, de janvier à mars 2018. Des voix s'étaient toutefois élevées en cours de route pour dénoncer la démarche, soulignant par exemple qu'elle se déroulait en plein hiver, alors les déplacements sont le plus difficiles, et que le sondage en ligne n'était disponible qu'en version française. La consultation a donc été prolongée quelque peu.

Pas moins de 2346 personnes y ont participé, souligne la Ville.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

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