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Trois principes de base avec lesquels l'Impact doit renouer

Le succès commande le succès. L'Impact a beau trôner au sommet de l'Est, ses résultats des dernières semaines le forcent à l'introspection. Au tiers de la saison, le temps est à la révision.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

Une longue réunion d'équipe a précédé un entraînement de deux heures, mardi, trois jours après un match nul aux arômes de défaite devant ses partisans au stade Saputo.

Avec un revers et quatre nuls en cinq matchs, les discussions et les exercices avaient un point en commun : revenir aux principes de base qui ont fait le succès de l'Impact en début de saison.

1. L'état d'esprit

Le manque de concentration semble problématique, selon les joueurs et l'entraîneur.

C'est ce qui explique que l'équipe n'a pas su ajuster son style de jeu en cours de match contre l'Union de Philadelphie, samedi, estime Mauro Biello.

« On a vu qu'on avait du succès au début du match et on avait en tête que ça allait être facile. Dès que l'autre équipe a augmenté sa possession du ballon, ça a changé le rythme. Sauf qu'on a continué avec le même esprit d'attaquer, alors qu'il fallait se resserrer et jouer mieux défensivement », fait valoir Biello.

« Il faut être plus discipliné, plus affamé », renchérit Dominic Oduro.

Selon lui, l'Impact a commencé à perdre ses mauvaises habitudes dès le troisième match du calendrier contre Dallas. C'est toutefois la défaite contre le Toronto FC qui marque le début d'un mois sans victoire.

« On ne doit pas se contenter de mener 1-0 ou 2-0, on doit finir les matchs, poursuit le Ghanéen. C'est un état d'esprit. On doit le corriger. Je me répète, je sonne comme un disque qui saute, mais ça doit être fait. »

Pour Maxim Tissot, chaque joueur doit repenser sa façon d'aborder les matchs.

« Tout le monde veut contribuer à l'équipe, mais individuellement alors qu'il faut le faire collectivement, analyse le défenseur latéral québécois. C'est ce qu'on essaie de mettre en pratique. »

2. Le concept d'équipe

L'esprit de corps doit être retrouvé au plus vite, plaide Oduro.

« À Vancouver et contre New York (NDLR : les deux premiers matchs), on travaillait en groupe serré et on avait du mouvement, fait remarquer l'attaquant. Depuis, on a arrêté, c'est un fait! On doit rester compact. C'est facile à dire, mais parfois sur le terrain, tu deviens déconcentré, tu cours pour le ballon et ça t'éloigne de ce que tu dois faire. »

Cette solidarité fait notamment défaut en attaque. L'appui au porteur du ballon a fait l'objet d'exercices particuliers sur le terrain de la Caserne Létourneux.

« Ce matin, on a revu nos principes offensifs, explique Biello. Comment former de petits losanges autour du ballon. Être patient, garder le ballon et faire bouger l'opposition pour créer des ouvertures. Reconnaître les bons moments pour garder le ballon et les bons moments pour aller vers l'avant. Petit à petit, ils vont retrouver confiance. »

3. La densité devant le but

L'Impact a accordé 16 buts depuis le début de la saison, ce qui lui confère le 8e rang sur 10 équipes dans l'Association de l'Est. Dix de ces buts ont été encaissés dans les cinq derniers matchs.

« On doit forcer l'adversaire à aller vers l'extérieur, rappelle Mauro Biello. Il faut amener de la densité dans l'axe devant le but. »

Le but de l'Union, marqué sur une contre-attaque, a créé un certain désordre dans la défense montréalaise, mais un fait demeure, C.J. Sapong était seul dans l'axe pour récupérer la passe de Sébastien Le Toux.

« Dans la boîte (surface de réparation), c'est un marquage homme pour homme, il n'y a pas d'exception. C'est un de nos principes », insiste Biello.

L'entraîneur ne s'inquiète pas de devoir faire de tels rappels au tiers du calendrier.

« Il faut toujours revenir à la base. C'est une révision de nos principes pour mettre les choses claires. »

Sentiment d'urgence

Les longues heures d'entraînement et de vidéo n'effraient pas les joueurs, car ils saisissent l'importance du moment.

« Oui, on est 1ers, mais ce n'est pas assez bon. Si on continue comme ça, on ne sera pas 1ers longtemps », laisse tomber Maxim Tissot.

Déjà, l'Impact n'est plus seul en tête de son Association, il a la compagnie du New York City FC. Trois points, soit l'équivalent d'une victoire, le sépare du 6e et dernier rang donnant accès aux éliminatoires.

La victoire au prochain match s'impose comme seule option aux yeux de Dominic Oduro, même si l'Impact jouera devant une foule hostile, à Orlando.

« C'est parfait pour moi, plaide le rapide attaquant. Ils voudront nous presser pour s'alimenter de l'énergie de la foule. Ça me donnera l'espace pour courir derrière leur défense. »

Oduro sera probablement appelé à jouer en pointe puisqu'il est déjà acquis de Didier Drogba ratera la rencontre floridienne, disputée sur terrain synthétique.

L'attaquant ivoirien, blessé à la hanche droite, passera quelques jours auprès de sa famille, à Londres, où il recevra des traitements avant de revenir à Montréal en début de semaine prochaine.

À noter: 

  • Le milieu de terrain Johan Venegas sera membre de l'équipe nationale du Costa Rica pour la Copa América, qui se tiendra du 3 au 26 juin. Il rejoindra sa sélection nationale après le match de samedi à Orlando. 

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