Retour

Un ancien haut dirigeant de Valeant plaide non coupable aux États-Unis

Accusés d'avoir été impliqués dans une fraude évaluée à plusieurs millions de dollars, un ancien haut dirigeant de la pharmaceutique québécoise Valeant ainsi que l'ex-grand patron de la société de commandes postales pharmaceutiques Philidor ont enregistré jeudi des plaidoyers de non-culpabilité.

Gary Tanner, un ex-cadre de Valeant maintenant âgé de 39 ans, et Andrew Davenport, 48 ans, autrefois président et chef de la direction de Philidor, ont comparu devant une cour de district à Manhattan. Ils avaient été arrêtés en novembre dernier.

Dans un courriel envoyé à La Presse canadienne, l'avocat de M. Tanner, Howard Shapiro, a confirmé les deux plaidoyers, mais n'a pas voulu commenter le dossier davantage. La prochaine date dans cette affaire a été fixée au 3 avril.

MM. Tanner et Davenport font face à quatre chefs d'accusation. On leur reproche notamment d'avoir commis une fraude électronique, d'avoir conspiré en vue de commettre une fraude électronique et d'avoir conspiré en vue de blanchir de l'argent.

Les accusations n'ont pas été prouvées en cour.

Accusés d'avoir conspiré

Les enquêteurs allèguent que les deux hommes ont conspiré en vue d'obtenir des dizaines de millions de dollars de la part de Valeant et de se partager le produit de la fraude, selon une plainte de 28 pages signée par l'agent Ryan Redel, du FBI.

Dans le document, M. Redel affirme que M. Davenport a donné à M. Tanner environ 10 millions de dollars américains en commission clandestine. La plainte fait valoir que cet argent a été blanchi par l'entremise de sociétés coquilles et provenait d'un paiement de 40 millions de dollars américains que M. Tanner avait reçu de Valeant.

Les accusés auraient utilisé les produits de leurs manigances pour acheter des résidences secondaires, rembourser des dettes et faire des investissements. M. Davenport aurait aussi dépensé 50 000 $ US pour se faire installer une cave à vin sur mesure, selon la plainte.

Dans le passé, l'avocat de M. Tanner avait défendu son client en affirmant que celui-ci était innocent et qu'il communiquait fréquemment avec ses patrons chez Valeant afin de discuter de ses efforts pour faire croître l'entreprise.

Ni l'avocat de M. Davenport, ni l'entreprise pharmaceutique établie à Laval n'ont pu être joints pour commenter.

Valeant a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière, mais sa réputation a été entachée en raison de nombreuses controverses, comme ses liens avec Philidor, qui était établie en Pennsylvanie.

La pharmaceutique, qui divulguera ses résultats du quatrième trimestre mardi prochain, avait mis fin à cette relation d'affaires en octobre 2015, ce qui avait provoqué la fin des activités de Philidor trois mois plus tard.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce garçon se fait prendre par le reste de sa famille!





Rabais de la semaine