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Un autre chien impliqué dans une attaque n'était pas un pittbull, dit la SPCA

Le chien qui a mordu une Montréalaise sur ordre de son maître n'était pas un pitbull, comme cela l'avait été dit en premier lieu, confirme la SPCA de Montréal, qui condamne du même coup le fait que cette race de chiens soit souvent ciblée à tort.

Le 19 juin dernier, Mark Léonard, 54 ans, aurait ordonné à son chien - un croisement de rottweiler, de mastiff et de golden retriever, selon des tests d'ADN de la SPCA - d'attaquer sa conjointe, dans le quartier de Notre-Dame-de-Grâce.

La femme a survécu à l'attaque, mais a souffert de blessures au bras et au dos. L'homme a été arrêté, puis accusé de voies de fait et de voies de fait causant des lésions, et finalement libéré sous caution.

Une autre attaque canine, cette fois-ci mortelle, survenue à Pointe-aux-Trembles en juin dernier avait aussi faussement été attribuée à un pitbull. L'animal était plutôt enregistré comme un boxer.

Ces incidents avaient soulevé des débats sur l'interdiction des pitbulls dans certaines municipalités.

Dans un communiqué publié vendredi, la SPCA de Montréal affirme que le fait de cibler une race spécifique pour régler l'agressivité canine est « non seulement inefficace, mais aussi non scientifique et rend toute réglementation visant les chiens dangereux très difficile à appliquer ».

L'organisme de défense des droits des animaux ajoute que la plupart des règlements qui interdisent certaines races de chiens se basent uniquement sur l'identification visuelle pour les bannir. Ce type d'identification est considérée comme peu fiable par l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec ainsi que l'Association canadienne des médecins vétérinaires parce que seulement 1 % des gènes d'un chien déterminent son apparence physique.

Interdictions en série

À la suite de l'attaque de Pointe-aux-Trembles, le maire de Québec, Régis Labeaume, et la Ville de Sherbrooke avaient annoncé l'interdiction des pitbulls sur leur territoire avant de se raviser au début du mois de juillet. L'annonce avait suscité de vives réactions et un mouvement de protestation.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a également affirmé qu'il suivrait « probablement » l'exemple de l'Ontario en bannissant l'espèce dans la province.

De son côté, le maire de Montréal, Denis Coderre, est allé encore plus loin, annonçant que les « pitbulls et autres races de chiens dangereux » seraient interdits à Montréal d'ici septembre. Son plan comprend une série de mesures progressives pour les chiens déjà présents sur le territoire, notamment la stérilisation, le port de la muselière dans les espaces publics et l'installation de micropuces.

La Ville de Longueuil a adopté pour sa part un règlement pour interdire progressivement sur son territoire les chiens de race pitbull et possédant des « des caractéristiques substantielles » de pitbulls. La Ville de Brossard a elle aussi légiféré, mais a étendu son règlement à d'« autres races de chiens particulièrement agressives ».

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