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Un autre incendie suspect à Laval, possiblement associé à la mafia

Un petit centre commercial situé boulevard René-Laennec, à Laval, a été la cible d'un incendie considéré comme suspect par les policiers lavallois. La propriétaire de l'un des commerces touchés est la conjointe d'un proche du clan Rizzuto.

Un texte de Francis Labbé

Le salon de coiffure Streakz, appartenant à Caterina Miceli, a été complètement détruit par les flammes, tout comme les trois autres commerces situés au 2797, boulevard René-Laennec à Laval. « Il ne reste que les murs », a expliqué la sergente Geneviève Major, de la Police de Laval.

L'incendie, qui s'est déclaré vers 3 h 30 dans la nuit de dimanche à lundi, a nécessité l'évacuation d'une quarantaine de personnes. Les pompiers craignaient notamment l'explosion de bonbonnes de propane, situées à l'extérieur du dépanneur abrité par l'édifice.

Un autre salon de coiffure appartenant à Caterina Miceli a subi le même sort, il y a quelques jours à peine. « Un incendie criminel, cette fois », précise la sergente Major.

Caterina Miceli est la conjointe de Carmelo Cannistrato, considéré comme un proche du clan Rizzuto.

Lutte intestine

Selon l'expert en matière de groupes criminels André Cédilot, cet autre événement témoigne de la période trouble qui frappe la mafia montréalaise. « En ce moment, ce qui se passe, c'est que la mafia est complètement déstabilisée », affirme-t-il.

« Les interventions policières contre la mafia et les tentatives ratées de réorganisation au sein de la mafia montréalaise ont laissé un vide dont semblent vouloir profiter d'autres acteurs du monde interlope », ajoute M. Cédilot.

Chaque fois qu'il y a une réorganisation, il y a des attentats qui suivent, pour passer le message aux récalcitrants qu'ils doivent rentrer dans le rang. C'est surtout vrai depuis la sortie de prison des dirigeants des Hells Angels.

André Cédilot, expert en matière de groupes criminels

Dommages collatéraux

Pendant que les groupes criminels se font la lutte, des commerçants en font les frais. C'est le cas à la suite de l'incendie de ce centre commercial du boulevard René-Laennec, qui a détruit un dépanneur, une boulangerie et une crèmerie.

« C'est très inquiétant. Il y a du feu, c'est dangereux pour la vie. On ne connaît pas les fréquentations des autres commerçants. Être des dommages collatéraux, ce n'est pas très intéressant », affirme un commerçant du secteur, qui souhaite garder l'anonymat.

Selon plusieurs observateurs du monde criminel, la période de transition se poursuivra au cours des prochains mois et il faut malheureusement s'attendre à d'autres événements du genre.

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