Les Alouettes sont au bord du précipice. Leur marge d'erreur afin de se tailler une place pour les matchs éliminatoires est pratiquement inexistante.

Un texte de Diane Sauvé

Il ne reste que quatre matchs à disputer au calendrier et Montréal (4-10) est bon dernier dans l'Est, à deux points des Argonauts de Toronto.

Pour rajouter au défi, soulignons que les Alouettes disputeront trois de leurs quatre derniers matchs sur la route et devront affronter deux fois les redoutables
Stampeders de Calgary (13-1-1), l'équipe par excellence de la LCF.

Et c'est samedi soir à Calgary que la mission des Alouettes débute. 

« Ce sont les séries pour nous, lance le demi inséré Nik Lewis. Une défaite et c'est presque la fin. »

Et la victoire sera difficile à décrocher samedi soir à Calgary. Les puissants Stampeders n'auront pas l'intention de prendre les Moineaux à la légère, surtout qu'ils pourraient écrire une page dans le livre des records de la Ligue canadienne.

Si l'équipe albertaine gagne ses trois derniers matchs, elle se retrouvera avec une fiche de 16-1-1. Du jamais vu depuis l'instauration du calendrier de 18 rencontres en 1986. Ce sont les Eskimos de 1989 (16-2) qui détiennent la meilleure fiche de l'histoire.

De plus, Dave Dickenson n'est qu'à une victoire de devenir l'entraîneur-chef recrue le plus victorieux de l'histoire devant Adam Rita (1991), John Hufnagel (2008) et Mike Benevides (2012).

« Personne n'est invincible », réplique Nik Lewis, un ancien des Stampeders qui rajoute que les Alouettes ont le talent pour y arriver.

Stopper Bo Levi Mitchell

Le maraudeur Marc-Olivier Brouillette reconnaît toutefois que la tâche est colossale, puisqu'il s'agit d'une semaine courte pour les Oiseaux, qui ont joué lundi, que le voyage est long et que le stade McMahon est plutôt hostile.

Mais surtout, il y a Bo Levi Mitchell, l'excellent quart-arrière qui mène la meilleure attaque du circuit. Mitchell domine la ligue pour les passes de touché avec 29. 

« On est préparés surtout du côté défensif du ballon. On sait à quoi s'attendre. Bo Levi Mitchell est le joueur par excellence dans la LCF en ce moment. Il faut commencer par essayer de l'arrêter et de le forcer à faire des erreurs », explique Brouillette

Ce qui encourage l'entraîneur-chef des Alouettes Jacques Chapdelaine, c'est la façon dont sa troupe a conclu le dernier match, perdu 40-20 contre les Eskimos.

« Ça injecte un peu d'espoir », affirme-t-il.

La situation des Montréalais est extrêmement précaire, mais Chapdelaine estime que c'est peut-être une bonne chose.

« Tu n'as pas besoin de regarder en arrière parce qu'il n'y a pas grand-chose à regarder en arrière. On continue en avant, peu importe la fiche. Les joueurs sont toujours dans une période d'évaluation. La seule différence, c'est qu'on doit se foutre de ce qui s'est passé dans le passé et y aller librement. »

Et la pression est-elle forte pour l'entraîneur par intérim?

« Pas du tout. On ne peut pas faire pire que ce qu'on a fait, soutient celui qui dirige les Montréalais depuis deux matchs. La lumière est devant nous et on va directement vers la lumière. »

Reste à voir si Jacques Chapdelaine sera aussi poétique samedi soir après le duel.

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