Un restaurant de Saint-Henri a été saccagé par les vandales la nuit dernière, une deuxième fois depuis 13 mois.

Les vandales ont commis leur méfait en pleine nuit.

« Ils ont introduit quelque chose, je pense que c'est comme ils ont fait dans Hochelaga. Un extincteur à feu rempli de peinture et ils ont giclé partout où ils pouvaient la peinture blanche », explique le copropriétaire du restaurant 3734, Maxime Tremblay.

C'est la deuxième fois en 13 mois que ce restaurant est la cible d'un acte de vandalisme.

« La déception c'est que c'est pas ça le quartier Saint-Henri, reprend Maxime. À visage découvert venez-nous voir on va se parler. L'année passée c'étaient 30 personnes masquées, cette année c'est de nuit. Je pense qu'on est un bon citoyen du quartier, on engage une vingtaine de personnes parfois plus. »

Impressionnés par les dégâts et voulant rendre service, Alexis et Benjamin, deux jeunes du quartier, sont venus aider entre deux examens. Ils constatent l'embourgeoisement de St-Henri, sans toutefois approuver les vandales.

« J'ai des amis qui ont dû partir de chez-eux parce que les loyers c'étaient rendu vraiment trop cher. Même chez moi ça devient cher le loyer, c'est plus comme avant. Ici c'est n'importe quoi. Je pense que les jeunes, ils ont sûrement pas réfléchi en faisant ça, ils voulaient juste sortir leur colère », dit un des deux jeunes venus aider, Benjamin Lefebvre.

Fin mai, les vitrines d'un autre restaurant, rue Notre-Dame, ont aussi été saccagées alors que des clients s'y trouvaient. Et à deux pas de là, les locaux de Projet Montréal portent encore les traces d'une attaque du même genre.

« Par expérience, d'habitude ce qu'on constate c'est que ces gens-là lorsqu'ils procèdent de cette façon, ils sont tous vêtus de noirs ce qui rend l'identification difficile à notre niveau », explique Sylvain Parent, du Service de police de la Ville de Montréal.

Le modus operandi du méfait de la nuit dernière donne une piste aux policiers.

« On a une idée du suspect », a indiqué la police

Mais quoiqu'il en soit, au resto 3734, on gardait le sourire.

« Je suis content d'être dans le quartier. On est contents d'être là. On est ouvert ce soir alors on va se relever les manches », dit Maxime Tremblay.

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