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Un « bouton panique » pour les femmes violentées à Longueuil

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) offre désormais à des femmes victimes de violence conjugale la possibilité d'utiliser un service d'alerte personnalisée pour demander l'aide des policiers.

Le protocole, qui regroupe plusieurs partenaires, s'appelle ISA (pour « installation de système d'alarme »).

Grâce à lui, des femmes ayant déjà été agressées et qui se sentiraient en danger pourront utiliser un « bouton panique », qui permettra aux agents d'accéder rapidement au dossier de la victime, dans lequel se trouvera par exemple des informations sur le conjoint ou l'ex-conjoint agresseur.

« C'est un appareil que vous portez sur vous directement », a expliqué lundi matin le directeur du SPAL, Fady Dagher, précisant que les « boutons paniques » ne fonctionnent qu'au domicile de la victime et sur son terrain, à l'extérieur.

« Quelqu'un cogne à votre porte et vous pensez – vous savez – que c'est votre ex, par exemple, qui revient, qui n'a pas encore respecté ses conditions, et là vous avez peur pour votre sécurité; vous n'avez à ce moment-là qu'à appuyer [sur le bouton], et à ce moment-là, rapidement, ça entre dans la centrale, votre adresse est préenregistrée au niveau de la centrale, les policiers le savent, la reçoivent sur leur écran d'ordinateur, et savent que vous êtes hautement à risque, et à ce moment-là, vous êtes secourus de la manière la plus appropriée possible », a-t-il illustré.

Ce système existe déjà à Montréal, Gatineau et Laval, où il est utilisé par quelques dizaines de femmes.

« Ça augmente leur sentiment de sécurité, a observé la directrice générale de Centre d'aide aux victimes d'actes criminels de la Montérégie, Catherine Cartier. C'est vraiment très important d'avoir ça sur soi. C'est sûr qu'elles auraient pu faire le 9-1-1, mais ça, c'est encore plus rassurant. [Les policiers] ne poseront même pas de questions, ils vont arriver directement à leur domicile. Donc c'est vraiment rassurant à ce niveau-là. »

En tout, une demi-douzaine de systèmes d'alarme seront remis à des femmes de l'agglomération de Longueuil.

Les femmes qui souhaitent obtenir un « bouton panique » devront répondre à certains critères :

  • Vivre une situation jugée à haut risque;
  • Ne plus habiter avec le conjoint ou l'ex-conjoint agresseur;
  • Avoir porté plainte;
  • Poursuivre les démarches judiciaires.

Les signataires du protocole incluent la direction de l'IVAC (Indemnisation des victimes d'actes criminels), les maisons d'hébergement Carrefour pour Elle, le Pavillon Marguerite de Champlain et le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC).

Avec la collaboration de Karine Bastien et Éric Plouffe

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