Des potagers inusités se sont installés sur le site du futur complexe scientifique de l'Université de Montréal, situé dans l'ancienne cour de triage d'Outremont. En attendant le début des travaux dans la partie la plus à l'est, l'endroit sert de véritable laboratoire d'agriculture urbaine pour cinq organismes.

Un texte de Anne-Louise Despatie

Photo : ICI Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Maintenant que les travaux de décontamination du sol sont terminés sur l'ensemble du site, l'université y a fait transporter de la terre noire. L'espace réservé à l'agriculture urbaine est aussi grand qu'un terrain de football (en bas et à droite de l'image qui précède). Mais il ne représente que 3 % de l'ensemble du chantier.

Photo : ICIRadio-Canada/Anne-Louise Despatie

« Habituellement, les gens qui arrivent ici ne sont pas sûrs de vouloir manger les légumes, mais tout le sol a été décontaminé et on a fait venir de la terre avec un certificat de qualité. Ce qui a coûté de l'argent, c'est de faire venir la terre ici. Pour le reste, les organismes se sont chargés des plants et des semis », explique Alexandre Beaudoin, conseiller en biodiversité à l'Université de Montréal

Photo : ICI Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

« C'est assez original de cultiver sur un chantier. C'est sûr qu'il y a des défis : l'accès à l'eau ou à des véhicules. Mais dans les chantiers, il y a souvent des terrains sous-utilisés, qui sont décontaminés, où l'on peut produire de la nourriture en ville. Notre objectif est de prouver qu'avec peu de budget on est capable de cultiver en ville. C'est un projet pilote pour nous. On apprend constamment et on veut aussi que les gens du quartier viennent apprendre ici avec nous », affirme Maryse Poisson, de la coopérative Bioma.

Photo : ICI Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

L'Université de Montréal a déboursé près de 10 000 $ pour ce projet d'agriculture urbaine, mais elle récoltera une partie de son investissement avec les ventes de Miel-Montréal. L'institution universitaire croit aussi que les liens tissés avec les résidents voisins par l'entremise de ces organismes permettront de présenter les aspects positifs du chantier, qui risque de se prolonger au-delà de 2022 avant d'être entièrement terminé.

Photo : ICI Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Des bénévoles font la récolte du mercredi. Hormis la distribution des légumes à des organismes communautaires, la coopérative Bioma vend des laitues à des restaurateurs et à des citoyens qui font le détour.

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Une pépinière abrite des arbres qui serviront à augmenter le couvert végétal de Montréal au cours des prochaines années. Un autre organisme fait de la recherche sur les propriétés de la « soie » que produit l'asclépiade.

Photo : ICI Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Les projets éphémères portent bien leur nom. L'entente conclue pour un an pourrait être répétée selon l'évolution du chantier.

Photo : ICI Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Les travaux de construction doivent commencer en 2016, pour ensuite accueillir les premiers étudiants à l'automne 2019. Une passerelle est prévue pour permettre aux piétons de traverser le campus entre les stations de métro Outremont et L'Acadie. La Ville de Montréal fera également des travaux pour ouvrir des rues afin de désenclaver le site.

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