Les athlètes professionnels ne sont pas du genre à aimer avoir quelques jours de congé au milieu d'une saison. Après une défaite, ils aiment revenir rapidement au jeu pour tourner la page. Et après une victoire, ils veulent garder les bonnes sensations.

Avant de reprendre l'entraînement lundi, personne chez l'Impact ne s'est plaint des trois jours de congé obtenus après la victoire de 3-0 contre l'Orlando City SC, mercredi.

« Nous en avions besoin, d'avoir l'occasion de prendre un peu de recul, a noté l'arrière latéral Daniel Lovitz, qui a profité de cette pause pour passer du temps en famille dans la région de Philadelphie. Heureusement, nous avions gagné notre dernier match, ce qui rend les choses plus faciles. »

La formation montréalaise a connu plus de bas que de hauts depuis le début de la campagne. Et même si les choses semblent commencer à tomber en place après deux victoires en trois matchs pour le Bleu-blanc-noir, l'occasion était belle pour briser un peu la longue saison qui s'étire sur huit mois en MLS.

« Ça fait du bien mentalement de décrocher, de changer d'air, a admis le milieu de terrain Samuel Piette. Nous avons connu une mauvaise période et là, ça va un peu mieux. Mais ça fait du bien de se ressourcer. Physiquement, nous avions travaillé fort dans les dernières semaines pour corriger la situation. »

Le congé a aussi permis aux joueurs de suivre le début de la Coupe du monde, en Russie. Même si la majorité des membres de l'Impact ne peuvent que rêver d'y participer un jour, le simple fait de suivre les matchs à la télévision peut représenter une occasion d'apprentissage, comme l'a noté Rémi Garde dans l'analyse des récents matchs de sa troupe.

« C'est encourageant, non seulement pour moi, mais aussi les joueurs, qui viennent valoriser un travail, une philosophie, que nous avons, que nous défendons, a raconté l'entraîneur-chef de l'Impact au sujet des récentes performances de l'équipe.

« Il faut garder cet état d'esprit collectif de sacrifice pour l'équipe que je souligne sans relâche auprès des joueurs, car je crois qu'il y a un lien de cause à effet évident quand tout le monde se met au service de l'équipe. »

L'Impact retrouvera Orlando City lors de sa prochaine sortie, samedi. Neuvième de l’Association de l’Est, Montréal aura de nouveau l’occasion de se rapprocher des Lions et du 6e rang, le dernier donnant accès aux séries éliminatoires.

Ce sera seulement la deuxième fois que l'Impact retrouvera un adversaire qu'il a déjà affronté depuis le début de la campagne, après le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

« Nous savions qu'il y aurait une période d'apprentissage, non seulement pour les nouveaux joueurs, mais aussi pour les entraîneurs, qui doivent s'habituer à la ligue, aux joueurs, à la manière dont les équipes fonctionnent, a noté Lovitz. Lors d'un deuxième match, il y a une certaine aisance parce que vous savez à quoi vous attendre et vous pouvez planifier la rencontre de manière un peu plus précise. »

Garde a également reconnu qu'il était mieux équipé maintenant pour préparer son équipe qu'il ne l'était il y a six mois au début du camp.

« On n'est jamais mieux servi que par soi-même, même si j'aime bien m'appuyer sur tout le monde, notamment Wilfried (Nancy), qui connaît la ligue depuis longtemps », a rappelé Garde en soulignant la contribution de celui qui est entraîneur adjoint chez l'Impact depuis 2016.

« C'est surtout dans l'évaluation des joueurs, a-t-il ajouté. Aussi dans les qualités requises en priorité dans cette ligue, dans mon travail d'entraînement, dans la préparation de l'équipe. »

Si l'aisance de Garde en MLS peut continuer à se refléter chez les joueurs, l'Impact pourra espérer continuer à remonter à la surface avec une énergie renouvelée.

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