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Un début d'été très difficile pour les agriculteurs du Grand Montréal

Les agriculteurs dans la grande région de Montréal sont très éprouvés par les nombreux jours de pluie et par la grande quantité d'eau tombée depuis le printemps dernier, qui entraînent des retards et des pertes de production.

Un texte de Francis Labbé

« C'est pourri », lance André Goyer, producteur laitier de Mirabel, lorsqu'on lui demande comment il apprécie la saison estivale jusqu'à maintenant. « Les semences ont été plus difficiles et pour la récolte des foins, on a eu des difficultés aussi, mais on s'en est tiré pas trop mal. »

Selon les données d'Environnement Canada, il tombe en moyenne 85 millimètres de pluie pour chacun des mois de mai, juin et juillet dans le Grand Montréal, alors qu'il en est tombé beaucoup plus cette année. Le nombre de jours de pluie est aussi plus élevé que la moyenne.

Par conséquent, les demandes de soutien à la Financière agricole sont plus nombreuses que par le passé et les montants réclamés, beaucoup plus élevés, notamment chez les producteurs de miel et de céréales.

« Plusieurs productions agricoles sont affectées, confirme Richard Maheu, le président de l'Union des producteurs agricoles de la région Outaouais-Laurentides. Les producteurs qui ont besoin de foin pour nourrir les animaux, non seulement ils ont pris du retard depuis le printemps, mais en plus, ils n'ont pas pu récolter au bon moment. »

« Ce que nous souhaitons tous, c'est que la chaleur s'installe pour permettre aux cultures comme le maïs, par exemple, de rattraper leur retard. Et on souhaite que l'automne soit long, beau et chaud pour que les plants prennent de la maturité », conclut Richard Maheu.

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