Retour

Un demi-siècle de plaisir et d'entraide au camp de vacances Saint-Donat

L'été peut-être long pour les enfants dont les parents n'ont pas les moyens de les envoyer dans un camp de vacances. C'est pourquoi Centraide du Grand Montréal finance chaque année le séjour de 3000 jeunes dans des camps comme celui de Saint-Donat, dans Lanaudière, qui célèbre cette année ses 50 ans d'existence.

Un texte de Jérôme Labbé

Entre 600 et 700 jeunes, âgés de 6 à 17 ans, séjournent au camp Saint-Donat chaque année. Ils proviennent de tous les horizons, mais la plupart sont issus de milieux défavorisés, à Montréal ou en banlieue.

« Un lac, la forêt, la randonnée, du canot-camping [...] Il y en a pour qui c'est vraiment un premier contact avec la nature », explique le directeur général Réjean Roy, qui a pris les commandes du camp il y a un an et demi.

Ici, les écrans – téléphones intelligents, tablettes, consoles de jeux portables – sont interdits, les campeurs condamnés à jouer dehors. Et ils ne semblent pas malheureux, au contraire.

Issus d'une famille de 10 enfants, Alexis et sa soeur Amelya se comptent chanceux de pouvoir passer une partie de l'été au camp Saint-Donat, qui s'est doté cette année d'une petite ferme.

La directrice des opération, Nancy Deroy, s'est donné la mission de soigner les animaux sauvages retrouvés blessés dans la région. Ainsi, la ferme regorge de mouffettes et de ratons laveurs. Elle héberge aussi des animaux un peu plus exotiques, au grand plaisir des campeurs.

« Qu'ils aient un petit chien ou un petit chat chez eux, c'est tant mieux; mais un contact avec un Alpaga, un canard, des animaux qui sont un petit peu "hors normes" dans la ville de Montréal, c'est déjà une expérience extraordinaire pour eux », estime-t-elle.

Les activités sont nombreuses au camp Saint-Donat. Des batailles d'épée en mousse pour les plus vieux, du bricolage pour les plus jeunes; toutes les occasions sont bonnes pour divertir les campeurs et leur faire passer un été inoubliable.

André Legros travaille au camp depuis sa fondation, en 1967. « Ça nous garde jeune, ça nous garde en forme », constate celui qui a travaillé toute sa vie comme psychologue auprès des élèves pendant la période scolaire. [Les enfants] sont pleins de vie. Ils nous causent des problèmes parfois, mais c'est des problèmes [...] agréables à régler. »

Pour quelques jours, voire quelques semaines, des enfants mangent à leur faim et s'amusent en nature, loin des soucis du quotidien.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine