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Un festival Présence autochtone sous le signe du 375e de Montréal

Présence autochtone revient cette année au Quartier des spectacles de Montréal du 2 au 9 août, avec une programmation qui accorde une place de choix à la musique, au cinéma et au théâtre.

La production théâtrale Ioskeha et Tawiscara : le grand jeu de la création, mise en scène par Pierre-Paul Savoie, sera présentée en lien avec le 375e anniversaire de Montréal. Ce théâtre interactif raconte l’affrontement pour la création du monde de deux héros des récits de la tradition autochtone. Michel Marsolais en assure la scénographie et l’artiste Christine Sioui-Wawanoloath le conseille.

Le 4 août, le concert Nikamotan Mtl favorisera la rencontre entre des artistes de la relève autochtone et de jeunes musiciens québécois. Ces rencontres auront lieu entre Natasha Kanapé Fontaine et Random Recipe, Matiu et Dramatik, Esther Pennell et La Bronze, et Laura Niquay et Sunny Duval.

Tel qu’annoncé l’an dernier, le film Hochelaga, terre des âmes, sera projeté cet automne pour souligner le 375e anniversaire de Montréal. Lors du festival, le réalisateur François Girard expliquera sa démarche artistique, en compagnie de plusieurs acteurs des Premières Nations qui ont pris part au long métrage.

« J'ai imaginé Hochelaga comme un retour sur nos origines, une sorte de fresque identitaire qui retrace les différentes vagues d'immigration et qui fait une juste place aux véritables fondateurs de notre pays : les Amérindiens », avait expliqué le cinéaste l’an dernier. « Certes, Montréal se prépare à fêter les 375 ans de sa fondation, précise-t-il, mais Hochelaga en célèbre 750. C'est une façon de dire que l'occupation du territoire a commencé bien avant l'arrivée de Jacques Cartier. »

Plusieurs premières canadiennes de films auront lieu lors de Présence autochtone, dont le documentaire Martirio, sur l’histoire de la nation Guarani-Kaiowa du Mato Grosso do Sul au Brésil, Zach’s Ceremony d’Aaron Petersen sur la reconnexion identitaire d’un jeune aborigène qui a grandi en milieu urbain, et Icaros: A Vision, une fiction sur la quête qui amène des Nord-Américains à chercher le salut auprès des guérisseurs shipibos de l’Amazonie péruvienne.

Toujours en cinéma, le festival présente des courts métrages réalisés par des cinéastes émergents autochtones. Caroline Monnet et Sébastien Aubin créeront d’ailleurs une œuvre multimédia originale pour le festival.

Lors de sa soirée de clôture, Présence autochtone soulignera également les 10 ans de l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

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