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Un « Jardin des origines » rappelle l’apport des femmes autochtones

À Montréal, la Maison Saint-Gabriel, musée et site historique, dévoile le savoir-faire horticole des peuples autochtones sous forme d'un grand jardin d'une superficie d'environ 10 000 pieds carrés, ayant la forme de la Grande tortue, un guide spirituel pour plusieurs nations.

Les femmes autochtones ont largement contribué à la fondation de Montréal, en faisant part de leurs connaissances aux premiers colons.

Leurs jardins regorgeaient de plantes indigènes servant de matière première pour divers usages allant de l’alimentation à la confection des vêtements, sans oublier les besoins médicinaux.

Dans le cadre du 375e anniversaire de la fondation de Montréal, les gouvernements du Canada, du Québec et la Ville de Montréal ont souhaité réaliser et léguer aux Montréalais un « Jardin des origines », tel qu’il existait au 17e siècle.

Grâce à la collaboration du jardin botanique de Montréal et des Abénaquis d’Odanak, le jardin a pris forme au cours des derniers mois et vient d’être inauguré.

Aménagé derrière la grange où le musée présente ses expositions, le jardin est divisé en quatre zones, pour rappeler les quatre pattes de la tortue. Ces zones sont reliées par un sentier menant au centre du jardin, et chacune d'elles révèle la richesse des cultures autochtones.

Un premier sentier mène vers les trois soeurs : le maïs, le haricot et la courge, des plantes complémentaires capables de s’entraider.

Un autre sentier conduit vers de petits fruits, dont la fraise considérée « magique et remplie du pouvoir de création ».

Une troisième allée débouche sur le sous-bois. À l’époque, les femmes y dénichaient bons nombre de plantes.

Le quatrième chemin aboutit au jardin de plantes médicinales pour rappeler à quel point les femmes autochtones connaissaient les propriétés curatives des plantes.

Une palissade protège l’arrière du jardin rappelant les clôtures de perches qui protégeaient les villages iroquoiens des grands vents.

Les visiteurs peuvent « s’imprégner de l’histoire évoquée par le lieu » grâce à une application mobile.

Des activités portant sur les contes, les métiers et la cuisine des Premières Nations complètent la visite du jardin.

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