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Un médicament porteur d'espoir contre les hauts taux de cholestérol

Les taux très élevés de cholestérol sont difficiles à traiter, mais les choses pourraient bientôt changer grâce à une importante découverte d'une équipe de chercheurs de l'Institut de recherches médicales de Montréal. 

Ces derniers ont développé des médicaments inhibiteurs de l'enzyme PCSK9 qui ont un effet sans précédent sur la diminution du taux de cholestérol. Le Dr Nabil Seidah et son équipe en feront la présentation mardi au Congrès annuel de la Société de cardiologie européenne, à Londres.

Ce sont les patients qui souffrent d'hypercholestérolémie familiale qui bénéficieront le plus de cette découverte, c'est-à-dire ceux qui ont un taux de cholestérol très élevé à cause d'une mutation génétique.

Au Canada, 84 000 patients souffrent de ce problème de santé. Au Québec, ils sont 29 000 patients.

« La plupart sont non diagnostiqués parce que c'est un problème de santé qui n'a aucun symptôme et, bien souvent, on n'atteint pas les cibles thérapeutiques [avec les traitements actuels] à cause de la sévérité de l'hypercholestérolémie », explique de Londres le directeur de la division cardiologie du Centre universitaire de santé McGill, Jacques Genest.

Les patients atteints d'hypercholestérolémie ont 10 à 20 fois plus de risque qu'une personne normale de développer des maladies cardiovasculaires, poursuit-il.

Sur le marché d'ici un an 

Ces nouveaux inhibiteurs de PCSK9 apportent donc un nouvel espoir de voir diminuer le nombre de personnes souffrant d'une maladie cardiaque.

« Il n'y a aucun doute que le cholestérol avec le tabac sont les deux grandes causes modifiables de maladies cardiaques. Évidemment, l'âge et le sexe ne peuvent pas être modifiés, mais ces deux facteurs de risque [le cholestérol et le tabac] entraînent une diminution considérable de la maladie cardiaque lorsqu'on les traite », note-t-il.

Les nouveaux médicaments doivent encore être testés sur des patients à très haut risque, mais le Dr Genest estime qu'ils pourraient se retrouver sur le marché d'ici un an.

Il faudra cependant d'autres grandes études avant de savoir si les patients qui ont, par exemple, une maladie cardiaque déjà établie et un taux de cholestérol modéré pourront aussi bénéficier de ces médicaments. « Mais clairement, beaucoup d'entre nous, cliniciens, voulons avoir ce médicament pour traiter nos cas les plus sévères », conclut-il.

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