Un groupe de 30 personnes, dont des Autochtones et des jésuites, a pagayé de la baie Georgienne jusqu'à Kahnawake. Un périple de plus de 800 kilomètres inspiré des travaux de la Commission Vérité et Réconciliation du Canada.

Un reportage de Jean-Philippe Guilbault

Le départ a été donné à Midland, dans le nord de l’Ontario et les rameurs sont par la suite passés par North Bay, Mattawa, Pembroke, Ottawa et Montréal pour finalement arriver mardi après-midi à Kahnawake.

« Je peux dire qu’après cinq jours je suis particulièrement fatiguée donc je suis très impressionnée par les gens qui ont fait les quatre semaines », a soupiré Laurie Bissonnette qui est embarquée à Ottawa pour les derniers cinq jours du voyage.

L’itinéraire emprunté lors de ce pèlerinage organisé par les Jésuites est calqué sur une route commerciale traditionnelle autochtone et utilisée par les premiers colons européens.

L’objectif était « d'encourager le dialogue et l'apprentissage interculturels et interreligieux » en immergeant les participants dans la culture et les traditions autochtones.

« Les jésuites, nous [reconnaissons] notre rôle dans les pensionnats […] et nous voulons travailler pour la réconciliation ici au Canada, explique Erik Sorensen membre des jésuites et chef de projet. Ça c’est un pas vers la réconciliation, vers un dialogue concret, le dialogue profond qui doit se passer avant d’être vraiment réconciliés. »

Des membres de nations autochtones faisaient aussi partie de l’aventure qui s’est terminée par une messe dans l’église catholique de Kahnawake.

« La réconciliation, ça n’arrivera pas en une soirée, estime pour sa part Paul Jacques, membre de la nation Michipicoten et guide de l’expédition. Il y a beaucoup d’amitié et de relations qui ont commencé sur ce voyage et puis on a rencontré des gens qui ont été directement affectés par les pensionnats. Je pense que de comprendre la vérité de ce qui est arrivé c’est la chose la plus importante pour être capable de progresser dans une direction positive. »

Tous s’entendent cependant pour dire que cette première expérience doit mener à un partage de leurs apprentissages dans leur quotidien pour sensibiliser leur entourage aux réalités des Autochtones au Canada.

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