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Un peu d'urgence chez les Alouettes s'il vous plaît

BILLET - On savait que le début de saison des Alouettes ne serait pas facile contre les puissantes équipes de la Division ouest. On savait que l'attaque aurait besoin de temps pour se synchroniser avec son nouveau quart et sa nouvelle ligne à l'attaque. Mais, après deux rencontres préparatoires et trois matchs réguliers, il serait peut-être temps de voir des signes de progrès.

Les Alouettes ne sont pas encore parvenus à marquer 20 points dans un match. Leur meilleure production aérienne a été de 245 verges, amassées cette semaine contre la Colombie-Britannique.

Au sol, on sent que Tyrell Sutton pourrait en faire plus, mais on lui a donné le ballon de moins en moins souvent. Après 13 courses contre les Roughriders de la Saskatchewan et 12 face aux Eskimos d'Edmonton, Sutton n'a couru que 9 fois jeudi soir.

Si le jeu aérien doit être le cœur de l'attaque des équipes de la LCF, une plus grande utilisation de la course pourrait peut-être ouvrir des espaces pour les receveurs de passes. Les Alouettes ont de bons receveurs. Mais, ont-ils un vrai no 1?

L'an dernier, ils comptaient sur les services de l'extravagant Duron Carter. Son talent ne fait aucun doute, mais sa personnalité et son éthique de travail ne lui permettront probablement jamais d'atteindre son plein potentiel.

Le nouvel environnement de Jackson

Les Moineaux ont fait l'acquisition d'Ernest Jackson comme joueur autonome durant la saison morte. À Ottawa, il a brillé. Mais, il n'était qu'une pièce d'un quatuor exceptionnel avec Greg Ellingson, Chris Williams et Brad Sinopoli.

À Montréal, il doit devenir un vrai no 1. Il doit être LE joueur que les équipes adverses couvrent en double.

Présentement, on ne sait pas qui est le joueur-clé du groupe de receveurs montréalais. Aucun des ailiers éloignés des Alouettes n'a la vitesse d'un Chris Williams ou la taille de Brad Sinopoli.

B.J. Cunningham a le flair pour réussir les gros jeux, mais il n'a pas encore démontré la constance qui en ferait le joueur à neutraliser. Il est le seul receveur régulier qui n'a pas encore 30 ans.

Nik Lewis a encore son utilité sur les courtes distances, mais il ne peut être la principale menace d'une attaque étant donné sa « rapidité » légendaire.

Tiquan Underwood semble le plus complet des receveurs des Alouettes. Il peut certainement être un solide no 2. Samuel Giguère, pour sa part, s'apprête à revenir au jeu. Lui aussi est solide, mais apporte-t-il un volet différent à l'attaque montréalaise?

On revient donc à la question de départ : les Alouettes ont-ils un receveur no 1?

Le temps est peut-être venu de rajeunir le groupe de receveurs. Et surtout, il faut trouver de la vitesse.

La vitesse pure et la vitesse d'exécution semblent cruellement faire défaut à cette unité offensive en construction qui repose sur des fondations pas très jeunes.

Si l'on s'interrogeait sur l'identité du successeur d'Anthony Calvillo depuis quelques années, il faut maintenant se demander qui va remplacer les Ben Cahoon, Jamel Richardson et S.J. Green.

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