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Un potager urbain pour redonner le goût de manger à des patients

Olivier Diec est médecin spécialiste des maladies du rein à l'Hôpital Charles-Le Moyne, en Montérégie. Dans le stationnement du centre de dialyse, il cultive un jardinet avec ses patients. Une occasion pour ces malades chroniques, qui doivent souvent passer 12 heures par semaine au centre, de sortir de leur isolement et de retrouver le plaisir de manger.

Un photoreportage de Anne-Louise Despatie

Olivier Diec a pensé que ses patients et leurs proches pourraient être inspirés par les fines herbes et les légumes qui poussent dans les bacs. Leur défi à tous est de remplacer des ingrédients comme le sel.

Pierre Duhamel tente de se préparer des repas qui ont de la saveur, tout en respectant la diète sévère que requiert son état. Après l'atelier de nutrition, ce veuf essaie de faire de nouvelles découvertes dans le potager.

En dialyse trois fois par semaine, Thérèse Rondeau ne sort plus beaucoup, même pour voir son propre jardin. Son mari, Roger Cadieux, qui l'accompagne toujours lors des traitements qui durent quatre heures, n'y croyait pas trop quand le docteur Diec a parlé d'aménager un potager sur l'asphalte du stationnement.

Avec les trucs proposés par l'entreprise Les Urbainculteurs, les patients et leurs proches échangent des conseils horticoles et culinaires. « Je n'avais pas mesuré à quel point il y aurait des échanges. Ça sort les gens de cet isolement lié à la maladie. Je voulais traiter le corps, mais l'âme aussi », explique Olivier Diec.

Le docteur Diec et ses patients font pousser une grande variété de fines herbes, des tomates et même des radis.

La fondation de l'Hôpital Charles-Le Moyne a financé le potager urbain néphrologique au coût de 6600 $.

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