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Un premier cours sur les réalités urbaines autochtones à l'INRS

Dès le 18 septembre prochain, l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) offrira, en collaboration avec l'UQAM, un cours sur l'« autochtonie urbaine », une manière de « comprendre ce que c'est d'être un Autochtone en ville », selon la professeure Carole Lévesque.

Un texte de Jean-Philippe Guilbault

Ce nouveau cours, intitulé « Logiques et dynamiques urbaines des Premiers Peuples », est une première au Québec.

Depuis une dizaine d’années, l’anthropologue étudie la question, notamment avec l’alliance de recherche ODENA qu’elle codirige.

« Nous avons donné régulièrement depuis une dizaine d’années beaucoup de formations ponctuelles à différents endroits, mais cette fois-ci c’est un cours complet qui est consacré au phénomène de l’autochtonie urbaine, raconte la professeure au Centre Urbanisation Culture Société de l'INRS, Carole Lévesque. C’est la suite de tous nos travaux des dernières années. »

Les thèmes de l’identité, de la politique, de l’économie et de la mobilité entre les communautés et les villes seront abordés.

« Cette présence autochtone dans les villes, ce n’est pas le fait que de Montréal ou de Québec qui sont des grandes villes, c’est aussi le fait de plusieurs dizaines de villes au Québec, précise Carole Lévesque. Il y a quand même au moins 50% de la population autochtone qui réside en ville aujourd’hui. »

Phénomène émergent

Pour la professeure, il est important de souligner une réalité émergente au sein des populations autochtones, soit celle de l’avènement d’une communauté autochtone urbaine qui possède sa propre culture et ses propres expériences.

« Il y a au moins le tiers de la population autochtone de Montréal qui n’est jamais allé sur une réserve, explique-t-elle. L’idée que tous les autochtones qui sont en villes au Québec proviennent des communautés, ce n’est pas tout à fait juste. »

Le cours est sous la responsabilité conjointe de la professeure et du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ), une collaboration importante pour favoriser le partage des apprentissages.

« On aborde les questions d’enseignement, les questions de recherche dans une perspective de co-construction, de collaboration étroite. »

La professeure précise qu’il ne s’agira pas d’un cours « magistral traditionnel », mais que les étudiants seront invités à vivre une expérience en effectuant notamment des visites sur le terrain et en rencontrant des intervenants autochtones.

La période d’inscription est toujours ouverte et le cours se donnera aux deux semaines à Montréal.

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