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Un refuge de Montréal encourage les tailleurs de pierre inuits

Des tailleurs de pierre inuits se tournent vers The Open Door, un refuge près du métro Atwater à Montréal, pour s'assurer d'être rémunéré équitablement pour leur travail.

Le centre d'accueil près du square Cabot, dont les clients sont en bonne partie inuites, fournit aux sculpteurs tous les outils et la stéatite dont ils ont besoin - et les aide également à obtenir un juste prix pour leurs sculptures.

« Les sculpteurs disent se faire offrir des prix très bas par les galeries et par des individus », affirme David Chapman, le directeur de The Open Door.

John Awa est l'un des nombreux artistes inuits à profiter des services offerts par The Open Door.

Il s'est souvent senti lésé par les galeries du Vieux-Montréal. « Certaines galeries d'art à Montréal achètent une sculpture pour, par exemple, 50 $, et ensuite elles la vendent de 200 $ à 300 $ », a-t-il dit.

Aujourd'hui, M. Awa vend ses sculptures à The Open Door, en utilisant le bouche-à-oreille et Facebook.

Les sculpteurs de The Open Door, souvent sans domicile, voient la sculpture comme une sorte de thérapie, mais aussi comme un moyen de rester connecté à leur culture.

« Mon grand-père, mon père et mes oncles ainsi que d'autres membres de la famille ont fait des sculptures, c'est fondamentalement dans notre sang », souligne M. Awa, originaire de Pond Inlet, dans l'extrême nord de l'île de Baffin, au Nunavut.

Charlie Tookalook, un autre sculpteur, a passé beaucoup de temps à regarder ses amis sculpter avant de se lancer. « J'aime travailler avec mes mains et gagner de l'argent, et en plus c'est amusant », dit-il.

D'après un reportage de Sarah Leavitt, de CBC

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