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Un refuge pour itinérants autochtones espère avoir trouvé sa nouvelle demeure

L'avenir de La porte ouverte est encore incertain, mais des discussions avec une église de Westmount prête à accueillir le refuge offre une première lueur d'espoir depuis que l'établissement montréalais a été avisé qu'il avait 60 jours pour quitter son emplacement actuel.

La porte ouverte demeurera « très certainement » ouverte et serait sur le point de trouver un nouveau lieu pour l'accueillir.

Rien n’a encore été signé et le refuge doit recevoir l’approbation de la Ville de Montréal avant de pouvoir déménager, mais le directeur de l’établissement, David Chapman, soutient qu’il a « de très bonnes raisons d’être optimiste ».

« C’est encourageant de voir une avancée qui est très tangible, et de voir le soutien que nous recevons », ajoute-t-il.

Depuis près de 30 ans, La porte ouverte loue les locaux de l'église anglicane Saint-Stephen, située près du Square Cabot, dans le quartier de Westmount, à Montréal.

Or, en mai dernier, l'église a été vendue et les nouveaux propriétaires ont informé la direction du refuge qu’elle devait quitter ses locaux d’ici le 31 juillet, lui laissant ainsi 60 jours pour trouver un nouvel emplacement.

La nouvelle avait suscité une profonde inquiétude chez ses usagers, et une manifestation avait été organisée pour soutenir le refuge et demander à la Ville de Montréal d'agir pour empêcher sa fermeture.

La porte ouverte dessert une population itinérante à forte majorité autochtone, avec près de la moitié de ses 150 usagers quotidiens qui sont Inuits.

On y offre notamment de la nourriture, des vêtements, des consultations spirituelles, et de l’aide à l’emploi pour les itinérants et les gens à faible revenu. Des programmes de sculpture, de recherche d’emploi et de réinsertion au travail y sont aussi offerts.

L'une des particularités importantes de La porte ouverte est qu'elle accepte d'accueillir même les individus intoxiqués par l'alcool ou les drogues, ce que refuse la majorité des refuges de la métropole.

« La fermeture n'a jamais été une option »

Trouver un emplacement suffisamment spacieux et abordable pour les besoins du centre n’a pas été une tâche facile, mais David Chapman affirme qu’il est maintenant en discussion avec une autre église du quartier, située à distance de marche du Square Cabot.

L'endroit a toutefois besoin d'être rénové avant de pouvoir accueillir le refuge, et le coût du loyer promet d'être au moins le double de ce qu'il était à l'église Saint-Stephen.

Le directeur refuse de dévoiler l'emplacement exact de l'église, de peur que cela suscite une vague d'opposition de la part des résidents et commerces voisins.

Il dit néanmoins avoir rencontré des partenaires communautaires toutes les deux semaines afin de déterminer les détails de l’entente.

Même si la décision n’est pas encore officielle, David Chapman soutient que fermer le refuge pour de bon n’était pas une option envisageable.

Dans l'attente d'un accord final, la direction du refuge a demandé aux nouveaux propriétaires de l'église Saint-Stephen de repousser la date d'éviction à janvier 2018, pour permettre à La porte ouverte de planifier son déménagement.

Avec les informations de CBC News.

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