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Un regroupement d'organismes appuie la suspension du parrainage de réfugiés syriens au Québec

La Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) approuve la décision de Québec de suspendre les nouvelles demandes de parrainage privé pour l'accueil des réfugiés syriens. Selon Stephan Reichhold de la TCRI, le gouvernement doit resserrer le programme pour mieux encadrer les réfugiés et leurs parrains.

La décision du gouvernement de Philippe Couillard de ne plus accepter, à compter du 27 janvier, les demandes de parrainage privé de réfugiés syriens est bien accueillie par Stephan Reichhold, directeur général de la TCRI.

Pour être plus performant, « le programme doit être revu et réaligné », a-t-il déclaré mardi sur ICI RDI.

En vigueur à partir du 27 janvier prochain, cet arrêt temporaire, annoncé lundi par la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Kathleen Weil, permettra au gouvernement de gérer « l'engouement extrême des Québécois [...] dans le cadre de l'accueil des Syriens », affirme M. Reichhold.

L'enthousiasme de la population québécoise vis-à-vis de ces réfugiés est « très réjouissant », souligne le DG de la TCRI. Mais « pour être franc, le ministère n'a pas la capacité de faire des suivis très serrés de 5000 personnes », poursuit-il.

Car ce sont 5000 réfugiés syriens parrainés privément que le Québec accueille désormais en moyenne, chaque année. Une augmentation fulgurante pour une province qui avait l'habitude d'en voir arriver tout au plus quelques centaines par année.

Un flot accru de réfugiés syriens, du jour au lendemain

Cet accroissement est survenu « du jour au lendemain », dit Stephan Reichhold, pour qui il importe de fixer « des balises et des objectifs plus clairs au niveau des responsabilités des groupes de parrains ».

D'ici quelques mois, le programme va repartir, assure M. Reichhold.

C'est sûr que c'est très frustrant pour des groupes qui voulaient déposer bientôt [une demande de parrainage], surtout pour les membres de leur famille et puis là, qui se sentent un peu lésés.

Stephan Reichhold, DG de La Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)

Favoriser la réunification familiale des réfugiés syriens

Selon les règles actuelles, il n'est pas possible pour un réfugié syrien établi au Canada de faire venir son frère ou sa soeur, par exemple. La TCRI demande au gouvernement du Québec de remédier à la situation en instaurant un programme spécial de réunification familiale du même type que celui créé pour les Haïtiens, à la suite du tremblement de terre survenu dans ce pays.

À la fin de l'année passée, le Québec avait accueilli 7431 réfugiés syriens, soit un peu plus que l'objectif de 7300 qu'il s'était fixé pour 2015-2016. De ce nombre, 5631 ont été parrainés par des groupes privés et la majorité d'entre eux se sont établis dans la grande région de Montréal.

Plus de 80 organismes ont présenté des demandes d'engagement en parrainage collectif en 2015-2016, soit trois fois plus qu'auparavant.

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