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Un salon de l'emploi destiné aux nouveaux arrivants

Montréal accueille cette fin de semaine la deuxième édition du Salon des opportunités, une foire de l'emploi destinée aux immigrants se trouvant dans la grande région métropolitaine. L'événement, tenu à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), vise entre autres à pallier les pénuries de main-d'œuvre et à contrer le taux de chômage élevé des nouveaux arrivants.

Si le portrait économique est généralement encourageant au Québec, avec un taux de chômage aussi bas que 5,4 % en 2017 – l'équivalent du plein emploi –, la situation est tout autre pour les nouveaux arrivants.

Le taux de chômage des immigrants était de 8,7 % l'an dernier, tandis qu'il était de 14 % chez les immigrants arrivés au Québec depuis moins de cinq ans.

Nersa Dorismond, présidente de Gestion PCO, souhaite inverser cette tendance et organise ce Salon des opportunités.

Des conférences pour obtenir des outils permettant de mieux décrocher un emploi et des ateliers de perfectionnement de curriculum vitae s'ajoutent aux employeurs qui recrutent sur place.

Au fil de son expérience en recrutement, Mme Dorismond a constaté que plusieurs immigrants n'ont pas de curriculum vitae. « J'ai aussi des personnes qui vont les aider à développer des aptitudes en réseautage », explique-t-elle.

« Il existe actuellement un fossé entre les nombreux immigrants cherchant un emploi et les employeurs voulant pourvoir les postes disponibles », explique Mme Dorismond.

« Souvent, au Québec, il y a beaucoup d'opportunités et de possibilités, mais les gens ne sont pas au courant. »

Dans ce Salon des opportunités, on compte une dizaine d'employeurs cherchant à recruter parmi des gens que l'on décrit comme « très volontaires, travaillants et qui ont une bonne attitude au travail ».

De leur côté, les visiteurs cherchant du travail sont souvent arrivés au Québec depuis plusieurs années, diplôme en poche et expérience de travail au compteur. C'est toutefois l'absence d'expérience en terre québécoise qui entrave les démarches de recherche d'emploi.

« Parmi les défis, il y a l'adaptation à faire aux façons de travailler, aux exigences du marché du travail québécois. Mais ça, en général, ça se fait assez rapidement », relate Marie-Thérèse Chicha, titulaire de la chaire en relations ethniques à l'Université de Montréal.

Avec les informations de Fannie Bussières McNicoll

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