La surprise était réussie. Pendant que les 10 aspirants ingénieurs attendaient que l'on dévoile l'identité du gagnant du concours, le pilote Renault Nico Hülkenberg est apparu pour annoncer la bonne nouvelle au vainqueur.

Un texte d'Antoine Deshaies

La scène s’est déroulée au concessionnaire Infiniti Luciani de Montréal. Dix des meilleurs étudiants en génie du pays ont concouru, au cours des deux dernières journées, pour obtenir une place à l’Académie d’Ingénierie Infiniti.

Le lauréat canadien 2017 s’appelle Matthew Crosan de London en Ontario. Il étudie à l’Université Western. Sa victoire lui rapporte deux stages de six mois avec l’écurie Renault et avec Infiniti en Europe.

Six autres stages seront attribués à des étudiants en génie des quatre coins du globe. Près de 20 000 candidatures ont été reçues par Infini cette année.

« Le but de notre académie est de ratisser le plus large possible dans notre quête des meilleurs cerveaux, explique Tomasso Volpe, directeur mondial d’Infiniti Motorsport. La formule 1 est un spectacle planétaire, mais qui fait appel presque exclusivement à des ingénieurs européens. Il y a du talent ailleurs. »

« La guerre en F1 est très intense entre les ingénieurs, ajoute le pilote Nico Hülkenberg qui a travaillé avec les sept gagnants de 2016. Les championnats se remportent d’abord avec la technologie. On espère toujours trouver des jeunes qui auront des idées innovatrices. »

Pour déterminer un vainqueur, l’Académie Infiniti a fait passer plusieurs épreuves aux finalistes. Tout était évalué : leurs idées, leur leadership, leur capacité de travailler en équipe et, bien sûr, leurs résultats.

À l’épreuve finale, les équipes devaient notamment construire, en quelques heures, une voiture miniature la plus performante possible avec des matériaux très limités.

Le lauréat canadien 2016 raconte son expérience

Le Québécois Félix Lamy a remporté la tranche canadienne de la compétition en 2016.

L’étudiant en génie mécanique a donc mis ses études à McGill en veilleuse pour s’imprégner de l’univers de la F1. Son bain dans le monde technologique de Renault lui a donné la piqûre.

« Tout est tellement complexe, affirme le Gatinois de 22 ans. La voiture est complexe et le rythme de travail était très soutenu pour un jeune comme moi. C’était vraiment intéressant de pouvoir travailler avec certains des meilleurs ingénieurs du monde. »

Félix Lamy n’a pas fait qu’un stage d’observation. Il a mis la main à la pâte.

« J’avais accès à toutes les données de l’équipe de formule 1 et mes tâches étaient variées. Je pouvais travailler sur le design des châssis ou encore à la confection de pièces pour les mécaniciens dans les puits. »

« Des fois, on travaillait 12 heures par jour, ajoute le Québécois. Il faut travailler vraiment fort pour se faire remarquer. Je conseille au gagnant de cette année de s’investir à fond dans l’aventure et de toucher à tout. »

Lamy a même pu travailler étroitement avec Nico Hülkenberg. Les apprentis ingénieurs devaient ajuster les paramètres d’un simulateur de course en collaboration avec le pilote. Des sept stagiaires, Félix Lamy s’est classé deuxième.

« J’étais deuxième du concours, donc le premier perdant. »

Lamy a la compétition dans le sang. Il espère ardemment retourner en formule 1 une fois son baccalauréat complété.

Il a déjà mis un pied dans la porte sans même avoir son diplôme en poche.

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